Communication, finances, sexualité… Aucun sujet n’était tabou, vendredi 6 novembre, à la Baie des Rois de Libreville. Pour la première édition des « Vraies Conversations », une initiative portée par Messir et Peggy N’nah Ndong, de nombreux participants se sont retrouvés dans une ambiance conviviale pour échanger librement sur les réalités de la vie conjugale. Une rencontre placée sous le signe du dialogue, du partage d’expériences et du retour aux valeurs familiales.
Un cadre pour parler sans tabou
Il est 19 heures lorsque les échanges commencent. Dans une atmosphère détendue, loin des formalités habituelles, les participants sont invités à partager leurs expériences et leurs perceptions de la vie à deux.
À travers ce concept, le couple N’nah Ndong ambitionne de créer un espace de dialogue et d’enrichissement mutuel, où chacun peut trouver des pistes de réflexion pour améliorer sa relation. Pour cette première édition, trois thématiques ont été choisies par les participants au moyen d’un QR code : la communication, les finances et la sexualité.
Sur la communication, Messir N’nah Ndong, entrepreneur et initiateur du concept, insiste sur l’importance de l’écoute réciproque. « Chacun vient généralement pour s’exprimer, mais pas nécessairement pour écouter l’autre. Il faut apprendre à être davantage à l’écoute », souligne-t-il. Concernant les finances, il préconise la mise en commun des ressources et la prise de décisions concertées. La sexualité, quant à elle, doit également reposer sur la compréhension des attentes de chaque partenaire.
Le retour aux valeurs familiales
Au-delà des questions conjugales, les organisateurs ont plaidé pour une meilleure transmission des valeurs. Ils ont notamment rappelé le rôle qu’avaient autrefois les aînés dans la préparation des jeunes à la vie de foyer.
Pour Peggy N’nah Ndong, co-initiatrice, l’essentiel est de promouvoir des principes universels. « On n’a pas besoin de parler de Jésus pour parler de valeurs. La Bible n’est pas destinée aux seuls chrétiens ; elle est la parole de Dieu pour les humains », a-t-elle déclaré.
La sexualité, entre confidences et humour
Le volet consacré à l’intimité a particulièrement animé les discussions. Les femmes ont notamment dénoncé le manque de romantisme de la fameuse question masculine : « Tu dors ? », préférant davantage de tendresse et d’attention. Les hommes ont, de leur côté, désigné la phrase « Il faut qu’on parle », qu’ils associent souvent à l’annonce d’un problème.
Ces confidences ont suscité rires et applaudissements.
Une initiative appelée à durer
Satisfait de la mobilisation, Messir N’nah Ndong estime que cette rencontre a permis à chacun de comprendre qu’il n’est pas seul face aux difficultés conjugales. D’autres thématiques, notamment l’éducation des enfants, sont envisagées pour les prochaines éditions.
Avec « Les Vraies Conversations », le couple N’nah Ndong entend ainsi faire du dialogue et de l’écoute des leviers essentiels de l’épanouissement conjugal.
Par Emmanuelle OBOUNOU




