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Brice Lacruche Alihanga (BLA)/Ali Akbar Onanga Y’obegue : La descente aux enfers du roi téké

Le roi téké au firmament de sa gloire dans le Haut-Ogooué et au PDG.

Adepte des thèses exclusionistes et tribalistes, le concepteur du tristement célèbre pamphlet « on ne fait pas du neuf avec du vieux » et qui pensait se mesurer à BLA n’en finit pas de cumuler des bricoles. Viré du gouvernement comme un malpropre en janvier dernier, le député du 1er siège du département de Lekoni-Lékori, récemment exclu du PDG le 01er août 2019, vient d’être déchu de son mandat de député par décision de la Cour constitutionnelle rendue le 09 août 2019.

Hautain et méprisant, celui que d’aucuns qualifient de faux dévot devrait pieusement prier son Dieu pour que ses bricoles actuels s’arrêtent. Il faut dire que jusqu’à un passé récent, lui et ses lieutenants ne faisaient plus mystère du mépris qu’ils affichaient vis-à-vis du directeur de cabinet de Boa, accusé, à tort ou à raison, d’être à l’origine de leurs malheurs. D’ailleurs, pour montrer qu’il allait désormais rendre coup pour coup, BLA et ses soutiens lancent : « nous, on fait du neuf avec du vieux ». Cette réplique dirigée vers le roi téké annonçait insidieusement une montée des périls au sein du camp présidentiel originaire du Haut-Ogooué, la province présidentielle. Ne prenant visiblement pas la mesure de la situation au moment où ses alliés, se sentant menacés, s’en sont allés faire allégeance en cachette au Blanc, le roi téké, lui, multipliait les provocations avec mépris et arrogance.

Déchu de sa qualité de militant du PDG, il vient de perdre son écharpe et sa cocarde de député.

Bien que, dans un premier temps, il aurait répondu à ses adversaires avec mépris en ces termes : « Une fois de plus, des intrigants aux abois veulent par tous les moyens et toutes les méthodes, mêmes les pires, me faire parler. Mais ils n’auront que mon silence qui signifie, entre autres, mon mépris à l’égard de leur médiocrité et de leur bassesse ». Il répondait ainsi au petit Blanc qui l’avait indirectement averti à Franceville que le militant qui oserait se lancer dans une aventure périlleuse contre lui « serait sèchement sanctionné ». Et alors que le Blanc séjournait dans le Haut-Ogooué, Ali Akbar est resté tranquillement au chaud à Libreville et a blablaté : « C’est avec honneur que j’ai pris part, ce matin, aux côtés de mes pairs, à la cérémonie de clôture de la première session de la treizième législature. Qu’il me soit également permis de traduire toute la reconnaissance qui est la mienne aux populations du 1er siège du département de Lekoni-Lekori qui ont placé leur confiance en ma modeste personne. Faire entendre leur voix au sein de cet hémicycle est pour moi le plus noble des devoirs ». Une manière insidieuse de tourner en dérision la tournée de BLA dans le Haut-Ogooué. Bref, Ali Akbar va sortir de son silence qu’il s’était lui-même imposé pour multiplier les bourdes provocatrices sur sa page Facebook. Puis, une bombe tombe. Il déclare : « Le secrétaire général, en sa qualité statutaire de seul remplaçant du distingué camarade en cas d’empêchement et de gestionnaire du parti au quotidien, nous a délivré le message du distingué camarade président que nous avons écouté religieusement et entendu ». C’était là la bourde de trop. Toute de suite, la décision de le sanctionner « sèchement » est prise. Il est chassé du PDG comme un malpropre. Deuil et consternation à Obegue. Leur dieu vivant vient de se faire laminer comme un blanc-bec par un petit Blanc. Qui l’eut cru ?
Voulant montrer qu’il est un garçon avec quelque chose qui se lève entre les cuisses et qu’à lui, on ne la fait pas, il revient tout de même à la charge en guise de baroud d’honneur avec ce dernier post : « J’ai appris avec grand étonnement la décision numéro inconnue du 1er août 2019 m’excluant du PDG au motif fallacieux d’un post sur ma page Facebook dans lequel j’ai tenu les propos suivants a l’issue du passage du SG dans la Lekoni-Lekori : « Je viens de prendre part avec bonheur au week-end politique dans la Lekoni-Lekori où, avec d’autres camarades, nous avons réservé un accueil très chaleureux au camarade secrétaire général et à sa suite.
Le secrétaire général, en sa qualité statutaire de seul remplaçant du distingué camarade en cas d’empêchement, et de gestionnaire du parti au quotidien, nous a délivré le message du distingué camarade président que nous avons écouté religieusement et entendu.
J’étais heureux d’être là pour témoigner ma reconnaissance de son autorité déléguée sur le parti, la discipline étant l’apanage du bon militant ».
Aux motifs que ces propos sont de nature à « semer de façon insidieuse la confusion et la discorde dans l’esprit des militants et militantes du PDG, mais aussi à remettre en cause la teneur du message du distingué camarade président traduit par le camarade SG à l’ensemble des militants lors de sa tournée nationale, j’ai été exclu « pour atteinte à l’unité du parti et actes contraires à la probité ».
En conséquence, je tiendrai une conférence de presse demain matin pour donner ma réaction à cette décision inique et inédite.
Le lieu et l’heure feront l’objet d’une communication en matinée ». Nous étions le 03 août dernier. Jusqu’à ce jour, la fameuse conférence de presse n’a jamais eu lieu. Désormais hors du PDG, Ali Akbar Onanga ne peut plus mener de combat avec ceux qui sont restés dans la machine. Il devra désormais s’inventer une nouvelle vie sans le PDG où il a puisé le lait et le miel. La question qui reste est celle de savoir s’il aura les tripes assez solides pour affronter de l’extérieur ceux qui viennent de le faire passer de la lumière à l’ombre. Les législatives partielles à venir sur son siège seront un premier indicateur. Ira-t-il au front ou, comme certains le laissent entendre, a-t-il a déjà entrepris une démarche d’allégeance et de demande pardon au petit Blanc ?

 

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