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CEEAC–UNOCA : UN PARTENARIAT RENFORCÉ POUR PRÉVENIR LES CONFLITS EN AFRIQUE CENTRALE

Mohamed El-Amine Souef, représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour l’Afrique centrale et chef de l’UNOCA

Comment mieux anticiper les crises et consolider la paix en Afrique centrale ? La Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC) et le Bureau régional des Nations Unies pour l’Afrique centrale (UNOCA) entendent apporter une réponse concertée à ces défis. Réunis les 7 et 8 octobre 2026 à l’hôtel La Sablière, les responsables des deux institutions ont tenu une retraite stratégique conjointe consacrée au renouvellement de leur partenariat. Au terme des travaux, l’adoption d’un plan de travail conjoint pour 2026-2027 ouvre la voie à une coopération davantage structurée, axée sur la prévention des conflits et la recherche de résultats concrets.

UNE VISION COMMUNE FACE AUX DÉFIS SÉCURITAIRES

Dans un contexte régional marqué par des défis sécuritaires persistants et l’émergence de nouvelles menaces, cette retraite stratégique a permis à la CEEAC et à l’UNOCA de réexaminer leurs mécanismes de coopération. L’enjeu était de renforcer la coordination entre les deux institutions, d’harmoniser leurs priorités et de mieux articuler leurs interventions en faveur de la paix et de la stabilité en Afrique centrale.

Les échanges ont ainsi porté sur la nécessité de dépasser les intentions pour mettre en place un cadre commun fondé sur des priorités partagées, des actions concrètes, des responsabilités clairement définies et des mécanismes de suivi. Une démarche qui vise à améliorer l’efficacité des initiatives engagées sur le terrain et à renforcer la capacité des institutions régionales et internationales à anticiper les crises.

UN PLAN DE TRAVAIL CONJOINT POUR PASSER AUX ACTIONS

Au terme de la rencontre, Mohamed El-Amine Souef, représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour l’Afrique centrale et chef de l’UNOCA, a rappelé les principaux acquis de cette retraite. Parmi eux, une vision commune, un cadre de coopération renforcé et l’adoption d’un plan de travail conjoint destiné à guider les prochaines étapes du partenariat.

« Nous avons donc désormais des éléments essentiels pour avancer, notamment une vision partagée, un cadre de coopération renforcé, un plan de travail conjoint et surtout un engagement commun à obtenir des résultats. Il nous appartient maintenant de maintenir cette dynamique et de faire vivre les engagements pris ici », a-t-il souligné.

Les travaux ont été facilités par Mahamat Saleh Annadif, ancien ministre des Affaires étrangères du Tchad. Son accompagnement a contribué à structurer les échanges et à rapprocher les positions autour des priorités communes. L’adoption du plan de travail conjoint pour 2026-2027 constitue ainsi une étape importante pour organiser les interventions, préciser les responsabilités et renforcer la coordination entre la CEEAC et l’UNOCA.

PRÉVENTION, MÉDIATION ET GOUVERNANCE AU CŒUR DES PRIORITÉS

Au-delà du cadre institutionnel, les discussions ont mis en évidence plusieurs domaines d’intervention prioritaires. La prévention des conflits, la diplomatie préventive et la médiation figurent parmi les leviers à renforcer pour anticiper les tensions et favoriser des réponses concertées aux crises.

Les participants ont également abordé les enjeux liés à la gouvernance démocratique, au respect des droits humains et à la prévention des violences susceptibles d’accompagner certains processus électoraux. La résilience des communautés et la lutte contre les menaces transfrontalières ont également leur place dans cette approche globale de la sécurité régionale.

L’objectif est de consolider les capacités d’anticipation des deux institutions, tout en favorisant une coopération plus cohérente avec les acteurs concernés. Cette dynamique doit permettre de mieux répondre aux défis émergents et de soutenir durablement les efforts de paix en Afrique centrale.

UN SUIVI RIGOUREUX POUR GARANTIR DES RÉSULTATS CONCRETS

Intervenant au terme de cette retraite, l’ambassadeur Dr Ézéchiel Nibigira, président de la Commission de la CEEAC, a salué la qualité des contributions et insisté sur l’importance de la mise en œuvre des décisions adoptées.

« Je félicite l’ensemble des participants pour la qualité de leurs contributions. L’un des résultats majeurs de notre retraite a été l’adoption du plan de travail conjoint. Il nous appartient désormais de faire de ce plan un instrument essentiel de collaboration, un outil de programmation, de coordination et de suivi de notre partenariat », a-t-il déclaré.

Le président de la Commission de la CEEAC a également appelé à une application rigoureuse des engagements et à l’opérationnalisation du mécanisme de suivi. Pour lui, les deux institutions devront évaluer régulièrement les progrès réalisés afin de s’assurer que les actions retenues produisent les effets attendus.

« Faisons donc de cette retraite non pas le terme d’un processus, mais le point de départ d’une nouvelle étape de notre partenariat », a-t-il conclu, invitant les deux organisations à maintenir leur engagement commun.

Au terme de cette retraite stratégique tenue les 7 et 8 octobre à l’hôtel La Sablière, la CEEAC et l’UNOCA entendent franchir une nouvelle étape dans leur coopération pour la paix et la sécurité en Afrique centrale. L’adoption du plan de travail conjoint 2026-2027 constitue une avancée majeure, tandis que la signature du mémorandum d’entente entre les deux institutions est annoncée dans les tout prochains jours. Une formalisation qui devrait consolider ce partenariat renouvelé et accompagner la mise en œuvre des engagements pris. Désormais, l’enjeu est de traduire cette volonté commune en résultats concrets pour une paix durable en Afrique centrale.

Par JEAN FELIX NZENGUE BOULENDE

 

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