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Commerce médical et entourloupe politique à Bitam : Jessye Ella Ekogha sur les traces de Tony Ondo Mba ?

Le porte-parole d’Ali Bongo s’est signalé la semaine dernière du côté de la ville natale de sa mère, Bitam. Là-bas, le membre du bureau politique du PDG est allé poser, non pas un acte de charité ou de générosité, mais plutôt commercial. Lamentable pour une personnalité en quête d’un périmètre politique pour exister.

Le 03 décembre dernier, Jessye Ella Ekogha écrivait dans sa propre presse que : « Jessye Ella Ekogha offre à Bitam son premier espace de santé urbain comprenant un cabinet médical et une pharmacie ». Il s’est lui-même donné le surnom d’« enfant du pays ». Et, dévoilant ses titres, ce grand type est à la fois le conseiller spécial et porte-parole du président de la République et membre du bureau politique du PDG. Et c’est en ces titres et qualités que l’« enfant du pays » s’est tapé le toupet de faire déplacer un de ses serviteurs, le corvéable gouverneur du Woleu-Ntem, Jules Djeki. Qu’Ella Ekogha, qui se cherche en politique, tente d’aller s’imposer à Bitam avec de l’argent dont il devra justifier la provenance un jour est un fait, mais de là à déplacer une haute autorité provinciale pour venir assister à l’inauguration d’une structure privée relève, ni plus, ni moins du trafic d’influence, pour ne pas dire du banditisme d’Ella à la BLA… C’est dire que les gens de Nourredin cherchent toujours à imiter Briche Laccruche Alihanga. Ces amateurs n’ont aucune imagination, aucun sens de la créativité.
L’homme, en plus dans son article, parle de première pharmacie. Minal ! C’est faux. De passage à Bitam il y a quelques années, nous y avions compté à l’époque trois pharmacies. Ont-elles fermé entre-temps ? Nous n’en savons rien. Mieux, des indiscrétions disent qu’en fait, ce sont les anciennes structures de sa mère, qui est médecin, que le camarade est tout simplement allé rénover, tant il cherche à se mettre en orbite sur une terre qui a servi de chasse-gardée à Tony Ondo Mba actuellement au gnouf. En outre, on voit bien la pancarte pharmacie, sauf que, de mémoire de Gabonais, Ella Ekogha n’est pas pharmacien de formation, encore moins sa mère qui médecin et dont la carrière à un moment a prêté à confusion. Peut-on savoir qui a engagé sa responsabilité technique auprès du ministère de la Santé, les responsabilités civile et pénale vis à vis des populations ?…
Dans son baratin, Jessye Ella Ekogha, cherchant à vendre du vent aux populations pour s’attirer leur sympathie, a dit : «  Ma position auprès du président, aujourd’hui, n’aurait aucun sens si elle ne me permettait pas de mener des réalisations concrètes au service des populations ». Nous ne savons pas si aller poser un acte commercial dans une contrée du pays, sous prétexte qu’on se retrouve auprès du chef de l’Etat, relève de la générosité ou d’un calcul politique futur, mais nous savons que ses employés des journaux sous son contrôle (Le Douk-douk et La Calotte) tirent actuellement le diable par la queue dans l’indifférence totale de l’« enfant du pays ». Est-ce parce qu’ils ne sont pas de Bitam ou d’Oyem ? Passons !
Toujours dans sa presse, Ella Ekogha nous fait savoir qu’« il fait partie de cette nouvelle génération qui entoure désormais le président de la République et pour qui la politique doit d’abord servir à changer la vie des gens au quotidien. Non pas en parlant, mais en agissant concrètement, pas à pas. Au final, ça donne de grands résultats ». Sauf que ce monsieur s’est bien gardé de dire la vie de combien de personnes il a réussi à changer dans ce pays. En commençant par chez lui à Oyem et chez sa mère à Bitam où il concentre ses investissements.
Justifiant sa présence à Bitam, l’« enfant du pays » écrit : « Jessye Ella Ekogha se lance à la conquête de la commune de Bitam, dans la province du Woleu-Ntem, laquelle semble, à l’heure actuelle, toujours en attente d’un leader depuis que Tony Ondo Mba, ancien ministre de l’Énergie, par ailleurs député de ce siège, séjourne à la prison centrale de Libreville pour des faits de détournements présumés ». Gageons que demain celui qui voudrait se faire passer pour le nouveau leader politique de Bitam, via l’argent dont on se demande l’origine, ne va pas lui aussi aller rejoindre celui qu’il cite en comparaison, Tony Ondo Mba, à Sans-famille pour les mêmes griefs.
Plus besoin de chercher, il est là, le nouveau leader de Bitam à qui le gouverneur du Woleu-Ntem est allé faire allégeance.

LK

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