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Conférence de presse de la présidente du Sypharga, Dr Sandrine Itou Maganga : « Le pharmacien n’est pas un boutiquier »

Le samedi 11 novembre dernier, le Syndicat des pharmaciens du Gabon (Sypharga) a initié une rencontre avec les hommes des médias à son siège du quartier Nombakélé, dans le 3è arrondissement de Libreville. L’occasion pour cette corporation de mettre à la connaissance du grand public les métiers et les activités que peut englober le terme générique de pharmacien.

Ne pouvant continuer à supporter l’idée triviale qui les assimile à des boutiquiers dont le rôle se limiterait à la vente du médicament, les pharmaciens du Gabon ont tenu à réaffirmer le professionnalisme de leur métier à l’occasion d’une conférence de presse. En effet, si tout le monde sait ce qu’est une pharmacie, il est difficile d’affirmer la même chose en ce qui concerne les différents métiers et débouchés de la pharmacie, ni de manière exhaustive les activités qui y sont pratiquées.
Pour le Dr Sandrine Itou Maganga, présidente du Sypharga, « est pharmacien celui qui est détenteur d’un doctorat d’Etat en pharmacie. C’est ce diplôme qui est engagé par le pharmacien lorsqu’il s’agit d’ouvrir une quelconque structure pharmaceutique telle que les industries pharmaceutiques, les grossistes répartiteurs, les pharmacies (officines privées, pharmacies hospitalières, pharmacies à usage intérieur)… »
Il faut relever que l’ouverture de dépôts pharmaceutiques qu’on rencontre essentiellement à l’intérieur du pays n’a pas toujours obéi à cette norme. « La loi dit qu’un dépôt doit être ouvert où il n’y a pas de pharmacies. La loi dit qu’un dépôt doit être supervisé par un pharmacien. La loi dit aussi que la liste des médicaments disponibles dans un dépôt est limitative », a rappelé le Sypharga pour demander au gouvernement de faire appliquer les textes de loi relatifs aux dépôts pharmaceutiques.
De plus, avec la pharmaco-vigilance, définie comme la science et les activités relatives à la détection, à la l’évaluation, à la compréhension et à la prévention des effets indésirables et de tout autre problème lié aux médicaments, le pharmacien s’affirme pleinement comme le professionnel du médicament. Au moment où l’usage du médicament est de plus en plus détourné à des fins de stupéfiant à travers le monde, à l’exemple du Tramadol désigné Cobolo, la pharmaco-vigilance devient un élément crucial pour la santé publique, voire la sécurité publique. « Le médicament doit rester une affaire de professionnels, car la différence entre un médicament et une drogue c’est la dose et la seule personne qui maîtrise cette différence c’est le pharmacien », a renchérit le Dr Itou. En somme, le pharmacien apparaît comme le conseiller qui peut prévenir, concernant le médicament, le mauvais usage, l’usage abusif ou la pharmaco-dépendance, par exemple.
En marge des échanges et en rapport avec l’actualité liée au Covid-19, pour les pharmacies, en tant que service essentiel qui sauve des vies, il ne saurait être question dès le 15 décembre prochain d’exiger la présentation d’une carte de vaccination ou d’un test PCR négatif pour avoir accès dans leurs structures.
Le bureau du Sypharga a dit devoir multiplier les rencontres de cette nature afin de vulgariser les métiers de leur corporation qui ne sont pas encore bien connus du grand public.

Rol Filbrice

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