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Coordination des affaires présidentielles : Les inepties d’Ali Akbar Oanaga Y’Obeghe

Au lendemain de la nomination, par Ali Bongo, de son propre fils comme « Coordonnateur des affaires présidentielles » à la présidence de la République, après la mise à l’écart de BLA, Ali Akbar Onanga, pas très longtemps viré comme un malpropre du PDG et, de facto de l’Assemblée nationale, s’est fendu d’un post sur sa page Facebook pour voler au secours des Bongo.

Une manœuvre politicienne aussi risible que ridicule. Ce d’autant plus que l’homme, inquiet pour s’être constitué une colossale fortune alors qu’il n’est l’héritier de personne, craint certainement d’avoir des bricoles avec l’opération anti-corruption-règlement de comptes en cours. Et comme Nourredin est en quête de Téké, Onanga cherche ainsi à se faire vendre.
Visiblement, c’est tout ce que savent faire les hommes politiques gabonais : opportunisme et politique du ventre. Tous ceux qui ont été mis hors du régime ont souvent et paradoxalement, malgré la manière humiliante avec laquelle ça s’est fait, continué d’affirmer leur attachement à Boa. Ali Akbar Onanga, le roi téké, en fait partie. D’abord renvoyé du gouvernement par BLA, puis exclu du PDG en août 2019 pour « atteinte à l’unité du parti et acte contraire à la probité », Ali Akbar a vu ses rêves mégalomaniaques s’effondrer comme dans un cauchemar sans fin du jour au lendemain. Devenu très riche en quelques années seulement qu’il avait passé comme secrétaire général (SG) du gouvernement, il a acquis des biens immobiliers et des dépôts bancaires que l’ensemble de ses émoluments et avantages légaux et réglementaires ne peuvent justifier en une seule vie. Comment a-t-il fait ? Voilà un dossier qui devrait intéresser les limiers de la DGR et des services spéciaux si l’on veut vraiment sanctionner les criminels de ce pays. Pareil pour celle qui est officiellement sa femme, Liliane Ngari, qui a longtemps régné sur le Conseil gabonais des chargeurs au point de le ruiner jusqu’à la prononciation par le gouvernement de sa suppression en février 2019 en laissant dans l’incertitude des centaines de pères et mères de familles gabonais.
Ainsi, Ali Akbar dit dans un texte en faveur de Nourredin : « il (Boa) a décidé de confier à un compatriote, dont les compétences et l’expérience permettent de jouer ce rôle, en plus d’avoir une totale confiance en lui pour l’accompagner dans l’accomplissement de sa haute et lourde mission au service du peuple gabonais ». Estimant que Nourredin serait victime d’une sorte de « délit de patronyme », Ali Akbar Onanga affirme que Nourredin Bongo Valentin a été nommé au nom du principe de l’égalité de tous les citoyens devant la loi, tel que prescrit par la Constitution gabonaise : « Vous ne pensez pas que si le constituant avait voulu empêcher que le président de la République nomme un compatriote en raison de son origine familiale, il l’aurait écrit ? ». Pour lui, Nourredin Bongo a les compétences et l’expérience qu’il faut pour assumer ses charges. Mieux, Nourredin Bongo dispose, sur le plan politique, « d’une bonne expérience en raison non seulement de son activité dans les instances de l’UJPDG, mais surtout les Gabonais ont vu ce jeune compatriote très impliqué dans l’organisation de la campagne présidentielle 2016 pour le compte du candidat Ali Bongo Ondimba ». « Arrêtez donc de distraire le peuple avec vos élucubrations ! ». Ne pouvant s’arrêter en si bon chemin, l’exclu du PDG est allé jusqu’à accuser ses anciens camarades et le gouvernement de forfaiture. Quelle hypocrisie !
Coupé des lignes de crédit budgétaire qui ont fait de lui un « nouveau riche », Ali Akbar Onanga Y’Obeghe a toujours l’espoir d’être rappelé à la mangeoire. Ce que ce pseudo juriste PDGiste et défenseur d’une idéologie selon laquelle le Haut-Ogooué seul doit « commander », oublie est que la nomination par Abo de son fils s’appelle du « népotisme » et c’est incompatible en République. Qu’est-ce l’égalité des chances alors ? La nomination par un autocrate établi de son propre fils comme « président bis » afin de conserver son pouvoir vu qu’il est devenu peu capable lui-même de diriger le pays ? Où sont les arguments de droit qu’on attendait de lui ? Il n’est plus question que les Gabonais vous laissent avancer dans cette forfaiture qui ne dit pas son nom.

Eric Morabitôm

 

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