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Déguerpissements dans les 1er et 6e arrondissements de Libreville : ce qu’il faut savoir sur les zones concernées et les indemnisations

Une importante opération de déguerpissement se prépare dans plusieurs secteurs des 1er et 6e arrondissements de Libreville. Selon le compte rendu de la réunion tenue ce lundi 24 août 2026 entre les populations impactées et les autorités compétentes, l’opération devrait se dérouler suivant un chronogramme précis et en plusieurs phases.

Le programme annoncé devrait être exécuté en quatre principales phases : Lac Bleu – rond-point Diba-Diba, Diba-Diba – Désert, Désert – GP, puis GP – échangeur de Nzeng-Ayong.
Avant le démarrage effectif des opérations, les travaux de marquage doivent reprendre dès mardi 25 août et se poursuivre pendant environ une semaine. Ces marquages permettront notamment de mieux identifier les emprises concernées par le projet.

La question des emprises constitue l’un des principaux sujets d’inquiétude pour les populations. Les autorités auraient indiqué que les 80 mètres autour de la barrière de la Cité de la Démocratie seront respectés.
Toutefois, cette distance ne devrait pas être appliquée mécaniquement dans toutes les zones. Selon les explications fournies lors de la rencontre, le tracé de la future infrastructure ne présentant pas partout une configuration régulière, l’emprise pourra donc varier en fonction de la forme de la route et des caractéristiques des différents secteurs.

Le secteur du Lac Bleu serait entièrement concerné par le projet. Entre l’échangeur de Nzeng-Ayong et le secteur du GP, une emprise de 100 mètres pour la route aurait notamment été annoncée.
Les plans des zones impactées disponibles auprès des autorités locales
Pour permettre aux riverains de connaître précisément leur situation, les détails des cartes et des zones concernées devraient être disponibles auprès des chefs de quartiers et des mairies.
Les populations sont ainsi invitées à se rapprocher de ces autorités afin de vérifier si leurs habitations ou leurs terrains se trouvent dans les emprises retenues.

Autre assurance donnée lors de la réunion : les opérations d’indemnisation devraient intervenir avant les déguerpissements.
Les autorités auraient également réaffirmé leur volonté de préserver la dignité des personnes concernées. Des experts de l’Agence nationale de l’urbanisme, des travaux topographiques et du cadastre (ANUTTC), ainsi que d’autres services compétents, doivent procéder à l’évaluation des logements et des biens situés dans les zones impactées.

Un point important ressort toutefois des échanges : les personnes concernées ne doivent pas nécessairement s’attendre à recevoir une indemnisation correspondant à la valeur des constructions réalisées.
Selon les explications rapportées au cours de la réunion, certaines constructions se trouvent à l’intérieur du titre foncier de l’État. Dans ce contexte, les autorités évoquent plutôt le principe d’une aide financière, distincte d’une indemnisation classique et qui ne serait pas calculée sur la base de l’ensemble des dépenses engagées par les occupants pour construire leurs logements.

Les autorités étudieraient également deux possibilités : l’attribution d’un terrain ou le versement d’une compensation financière, selon les situations et les modalités qui seront finalement retenues.

Pour éviter les incompréhensions et les rumeurs, les autorités devraient rendre public un document précisant le calendrier des différentes opérations.
Ce chronogramme devra notamment indiquer les étapes relatives au paiement des indemnités ou aides, au déguerpissement des populations et à la démolition des constructions concernées.
Cette publication officielle apparaît d’autant plus importante que l’ampleur de l’opération pourrait toucher un nombre significatif de ménages dans plusieurs quartiers des 1er et 6e arrondissements.

Au-delà des travaux routiers annoncés, l’opération soulève donc une question sociale majeure : celle du devenir des familles installées dans les emprises du projet.
Pour les autorités, l’enjeu est de permettre la réalisation des infrastructures prévues tout en encadrant les opérations d’évaluation, d’aide et de relogement éventuel. Pour les populations concernées, la principale attente demeure désormais la clarification des limites exactes des zones impactées, le montant et les modalités des aides, ainsi que le calendrier officiel des déguerpissements.

En attendant la publication des documents annoncés, les riverains concernés devront donc rester attentifs aux informations communiquées par les mairies, les chefs de quartiers et les services compétents.
NB : Les éléments ci-dessus sont établis à partir du compte rendu de la réunion du 24 août 2026 communiqué par les populations impactées. Les cartes définitives, le chronogramme officiel et les modalités précises d’indemnisation.

Par R.E

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