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Détention provisoire d’Alain-Claude Bilie-By-Nze : sa défense fait appel et dénonce une décision « non motivée »

Me Thierry Nguia, avocat d’Alain Claude Bilie-By-Nze

La bataille judiciaire autour d’Alain-Claude Bilie-By-Nze prend une nouvelle tournure. La défense de l’ancien Premier ministre a annoncé, ce lundi 5 octobre 2026, à l’occasion d’une conférence de presse, avoir interjeté appel de deux décisions concernant son maintien en détention provisoire. Me Thierry Nguia dénonce une procédure qu’il juge particulièrement « ubuesque » et estime que plusieurs garanties essentielles de la défense ne seraient pas respectées.

Selon Thierry Nguia, avocat d’Alain Claude Bilie-By-Nze, le juge d’instruction aurait ordonné une prolongation de six mois de la détention provisoire de son client. La période initiale devait arriver à échéance le 16 octobre.

La défense estime toutefois que l’ordonnance serait insuffisamment motivée. Me Nguia affirme qu’elle tiendrait sur environ une demi-page et se limiterait notamment à relever que les « actes essentiels de la procédure » n’auraient pas été accomplis au cours des six premiers mois.

L’avocat s’interroge également sur le déroulement de l’instruction. Il affirme que son client n’aurait pas été extrait de la maison d’arrêt de Libreville pour être entendu par le juge depuis son placement en détention. Il évoque par ailleurs des erreurs matérielles qui figureraient dans l’ordonnance concernant les cabinets d’instruction.

La défense conteste également une décision de la chambre d’accusation, située au 7 septembre par Me Nguia, ayant rejeté une nouvelle demande de mise en liberté provisoire.
La juridiction aurait notamment retenu l’absence de garanties suffisantes de représentation ainsi qu’un risque de pression sur la victime ou d’éventuels témoins.

Des arguments que la défense réfute. Elle souligne notamment que l’épouse de l’ancien Premier ministre se trouve au Gabon, que son domicile est connu et qu’une domiciliation auprès de ses avocats pourrait être envisagée.

Le principal grief de la défense concerne toutefois l’accès au dossier. Me Nguia affirme que les avocats n’auraient reçu aucun document leur permettant de connaître précisément les éléments de la procédure.
« Nous ne savons pas à ce jour ce qu’il y a dans le dossier et nous travaillons à tâtons », déclare-t-il.

Les deux décisions font désormais l’objet d’appels. Pour la défense, cette affaire constitue un « véritable test pour l’État de droit » au Gabon.
Me Nguia assure enfin que, malgré près de six mois de détention et des conditions jugées éprouvantes, son client conserve une importante force morale.

Les critiques formulées relèvent des déclarations de la défense. La position du juge d’instruction, de la chambre d’accusation et du parquet n’est pas rapportée ici.

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