Ce lundi 10 août 2026, la Haute Autorité de la Communication (HAC) de la République gabonaise, réunie en séance plénière extraordinaire à son siège de Libreville sous la présidence de Germain Ngoyo Moussavou, a décidé la suspension « jusqu’à nouvel ordre » du média en ligne Info 241.
Cette décision fait suite à la publication par Info 241 d’un article intitulé : « Lanlaire balance sur Oligui. Cent cinquante mille euros offerts, vidéos compromettantes, bisexualité, vingt milliards dilapidés ». Selon la déclaration de la HAC, lu par son porte-parole, Jean Claude Franck Mendome, cet article reprenait les propos d’un activiste installé à l’étranger, visant le président de la République, chef de l’État et chef du gouvernement, ainsi que sa famille.
L’autorité de régulation justifie cette mesure en reprochant à Info 241 d’avoir relayé des propos qualifiés d’« injurieux, scandaleux et d’une rare virulence », et de les avoir publiés « sans preuve » et sans procéder à des vérifications préalables, manquant ainsi aux exigences de la déontologie journalistique. Pour fonder sa décision, la HAC s’appuie sur deux textes législatifs : Le code de la communication de 2016 (loi n°019/2016 du 9 août 2016) : L’article 44 stipule que le journaliste est « personnellement responsable de ses écrits et des informations qu’il diffuse », qu’il doit s’assurer de leur exactitude et éviter d’exprimer des conjectures sur des faits non vérifiés.
La HAC indique également que le média demeurait en situation irrégulière vis-à-vis des articles 107 à 112 de cette même loi. L’ordonnance relative aux réseaux sociaux de 2026 (ordonnance n°0011/PR/2026 du 26 février 2026) : L’article 7 dispose que toute personne participant à l’élaboration, à la diffusion ou au partage d’un « contenu illicite » sur une plateforme numérique est considérée comme responsable du dommage causé.
Par R.E



