A Libreville, au Gabon, une affaire retentissante secoue l’industrie agroalimentaire gabonaise. Une vidéo diffusée le 7 juin 2026 sur la chaîne Gabon Media Time (GMT), dans le cadre de son émission « Ligne de Mire » et abondamment relayée dans les réseaux sociaux, révèle le témoignage choc de Marcelle Eyang Noutchet, une entrepreneure gabonaise. Cette dernière dénonce un scandale sanitaire potentiel impliquant la Société des Brasseries du Gabon (SOBRAGA), dont les produits auraient été jugés « non conformes » aux normes européennes.
L’odyssée avortée d’une entrepreneure
Marcelle Eyang Noutchet, restauratrice installée à Marseille, en France, avait pour ambition de promouvoir les produits gabonais en Europe. Elle a ainsi entrepris d’importer des boissons populaires de la SOBRAGA, notamment la bière Regab et les boissons de la gamme Booster.
Cependant, son projet a viré au cauchemar à l’arrivée de la marchandise en France. Les services de contrôle de Marseille ont intercepté les conteneurs et, après analyse, ont émis un « Certificat de contrôle non conforme ».
Selon les déclarations de Mme Eyang Noutchet, ces analyses auraient mis en évidence des teneurs excessives en acides et conservateurs, rendant les produits impropres à la consommation selon les standards européens. Les autorités françaises auraient alors ordonné la destruction des produits ou leur retour au fournisseur.
Des accusations graves contre la SOBRAGA
L’entrepreneure accuse la SOBRAGA d’un manque flagrant de transparence concernant la composition de ses boissons. Elle affirme que l’entreprise aurait refusé de récupérer ses conteneurs pendant neuf mois, la laissant seule face à une situation financière désastreuse et des pertes considérables. Plus alarmant encore, Marcelle Eyang Noutchet a énuméré les risques sanitaires potentiels liés à la consommation de ces produits, tels que des cancers, des AVC, des insuffisances rénales, la goutte et des problèmes de circulation sanguine. Ces allégations, si elles sont avérées, soulèvent de sérieuses questions sur la qualité des produits commercialisés par la SOBRAGA sur le marché gabonais et la protection des consommateurs.
Un appel à la vigilance et à l’action
Le témoignage de Marcelle Eyang Noutchet a rapidement fait le tour des réseaux sociaux, suscitant l’indignation et l’inquiétude au sein de la population gabonaise. Cette affaire met en lumière la nécessité d’un contrôle rigoureux des produits alimentaires et des boissons, ainsi que l’importance pour les entreprises de respecter les normes de santé publiques, tant au niveau national qu’international. Les autorités gabonaises sont désormais interpellées pour ouvrir une enquête approfondie sur ces allégations et garantir la sécurité sanitaire des consommateurs.
La SOBRAGA, quant à elle, est attendue pour apporter des éclaircissements sur cette situation et rassurer ses clients.
Par Roland.E




