De Lambaréné à Mayumba, en passant par Mouila, Fougamou, Mandji et Lébamba, la tournée de la Direction générale de La Poste SA, effectuée il y a quelques jours, révèle un réseau postal en quête de modernisation. Infrastructures vieillissantes, manque d’équipements et déficit de personnel : le diagnostic est sans complaisance.
Sur instructions du président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, et sous la supervision du ministre de la Communication et des Médias, le directeur général de La Poste SA, Alfred Ikaka Bobe, et son équipe ont poursuivi dernièrement leur tournée nationale à l’intérieur du pays.
Objectif : aller au contact du terrain, évaluer l’état des bureaux de poste, écouter les agents et recueillir les attentes des populations.
Dans le Moyen-Ogooué, notamment à Lambaréné et Ndjolé, le constat est préoccupant. Bâtiments vieillissants, équipements informatiques insuffisants, absence de climatisation et manque de personnel compliquent le travail quotidien des postiers.
Même tableau dans la Ngounié. À Mouila comme à Fougamou, Mandji, Lébamba et Mimongo, plusieurs bureaux nécessitent d’importants travaux de réhabilitation. Les discussions ont également porté sur les conditions de travail, le foncier et les ressources humaines.
Dernière étape de cette troisième phase : la Nyanga, avec Mayumba et Moabi. Là encore, les responsables locaux ont dressé un état des lieux marqué par d’importants besoins en infrastructures et en équipements.
Mais au-delà des difficultés, un message domine : les populations restent attachées à La Poste SA. Le maintien des services d’épargne et la conservation des carnets témoignent de cette confiance.
« Notre ambition est que chaque Gabonais, où qu’il se trouve, puisse avoir accès à un service postal de qualité », a affirmé Alfred Ikaka Bobe.
Un rapport de synthèse sera transmis au conseil d’administration et aux autorités compétentes. Il devrait servir de feuille de route pour les prochaines réformes et les travaux à engager.
Après des années de difficultés, La Poste SA veut désormais renouer avec sa vocation : être un service public de proximité, au plus près des Gabonais.
Par Adjé Rodrigue




