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Alexandre Barro Chambrier : Faux, je ne suis pas disposé à dialoguer avec Ali Bongo à n’importe quel prix

Un article affirmant qu’Alexandre Barro Chambrier est désormais disposé à dialoguer avec Ali Bongo, paru dans une certaine presse en ligne, a suscité dernièrement un grand étonnement dans l’opinion gabonaise. Contacté à ce sujet par notre rédaction, le patron du RPM, actuellement en tournée politique dans la province du Haut-Ogooué, s’est dit être le premier surpris par ces propos qui travestissent avec beaucoup de simplisme son discours prononcé à l’occasion du 61ème anniversaire de indépendance de notre pays le Gabon.

Si Alexandre Barro Chambrier s’est dit surpris qu’une certaine presse ait délibérément décidé de travestir son message à la nation du 17 août, il s’étonne tout aussi bien du timing choisi par les auteurs  de cet article au moment où il entame la deuxième phase de sa tournée politique dans la province du Haut-Ogooué, après celle du Woleu-Ntem effectuée en février dernier. En effet pour le RPM et son président, ils n’ont jamais fait un mystère sur la possibilité de dialoguer avec le camp d’en face, et les conditions d’une telle éventualité ont souvent été clairement et publiquement évoquées. Pour rappel, dans une conférence de presse animée au mois d’Avril dernier, le patron du RPM posait déjà comme l’un des préalables à la possibilité d’un dialogue, que le pouvoir accepte son entière responsabilité dans la crise multiforme actuelle.

Une posture que le 3ème vice-président du RPM, Edgard Owono Ndong, confirme  sur la page officielle de sa formation politique. « Un papier d’une analyse simpliste cherche à accréditer l’idée que le Président Alexandre Barro Chambrier serait prêt à dialoguer à n’importe quel prix avec Ali Bongo. Travestir son message à la nation du 17 août, au moment où il poursuit ses rencontres avec le Gabon profond ne résulte pas d’un choix anodin. Son point de vue est clair. Premièrement, comme tout le monde le sait, les conditions actuelles  d’organisation des élections, n’offrent pas toutes les garanties de transparence. Il faut donc, à son humble avis, sous l’égide d’un médiateur impartial, remettre à plat les conditions de la transparence et de la vérité des urnes.

Il ne s’agit pas d’un dialogue entre deux personnes, mais entre deux camps. Nous sommes convaincus, pour notre part, que la situation actuelle constitue une bombe à retardement qui risque d’exploser si elle perdure entre les mains de leurs promoteurs.

Deuxièmement, l’opinion doit savoir que le pouvoir n’a pas ménagé sa peine à son égard par personne interposée pour tenter d’obtenir des images ou une reddition de sa part. N’ayant pas obtenu gain de cause, chacun peut comprendre leur agitation qui ne vise  qu’à tenter de le discréditer au moment où les gabonais réalisent la cohérence et la consistance de son action politique. Ce type de manœuvres est de nature à prouver, s’il en était besoin, les desseins de ceux qui tirent les ficelles du pouvoir. Cela dit, j’invite les partisans du changement à ne prêter aucun crédit à ces insinuations malveillantes et tendancieuses qui ne manqueront pas de se répéter au fur et à mesure qu’on se rapprochera des échéances électorales, avec au final l’objectif d’annihiler tout espoir dans la conscience des gabonais ».

 

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