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Agropag Ndendé : Un an après, le projet bovin porte ses fruits au Gabon.

Un an après l’arrivée de bovins brésiliens dans la localité de Ndendé, le projet Agropag, une initiative d’envergure visant à dynamiser l’agriculture et l’élevage au Gabon, continue de progresser, malgré les défis initiaux. Ce projet, qui associe l’élevage de bovins à la culture de soja, de maïs et de maraîchage, promet de renforcer la sécurité alimentaire du pays et de réduire sa dépendance aux importations.

L’acclimatation des bovins importés du Brésil a été l’une des premières épreuves du projet. Initialement difficile, l’adaptation des animaux aux conditions climatiques et environnementales de Ndendé est aujourd’hui considérée comme un succès. Le responsable du site a toutefois souligné des difficultés rencontrées en août et septembre 2025, notamment le manque de forages et le dessèchement des pâturages. Des intrusions d’animaux sauvages, comme des buffles et des éléphants, ont également perturbé les enclos, entraînant l’expulsion de plus de 350 bovins hors des parcelles clôturées.

Ces défis environnementaux ont également eu un impact sur le personnel, avec certains agents ayant abandonné le projet. Cependant, la direction d’Agropag a précisé que les départs de Gabonais formés au Brésil étaient principalement dus à des raisons personnelles ou à des réaffectations vers d’autres sites comme Franceville et Oyem.

Au-delà de l’élevage bovin, Agropag Ndendé s’est engagé dans une diversification agricole ambitieuse. La culture du maïs, semé depuis le 18 novembre, est en bonne voie, avec une récolte prévue dans un mois sur une superficie de trois hectares. Le soja est également en cours de semis sur deux hectares, ces cultures étant principalement destinées à l’alimentation du bétail.

Le projet inclut également le maraîchage, avec la mise en place de cultures de choux (vert, rouge et chinois) sur une superficie expérimentale de 2500 mètres carrés. Cette approche intégrée vise à maximiser la production locale et à assurer une autosuffisance alimentaire pour le bétail et potentiellement pour la consommation humaine.

Le projet Agropag, porté par les autorités de la transition, ambitionne de commercialiser ses premiers kilos de viande dans les 15 à 18 prochains mois. Grâce aux naissances survenues depuis l’arrivée des bêtes, un troupeau sain et robuste est en croissance, garantissant une production future.

Malgré certaines critiques véhiculées sur les réseaux sociaux, la réalité sur le terrain à Ndendé offre un tableau encourageant. Le projet Agropag représente un pas significatif vers l’atteinte de la sécurité alimentaire au Gabon, en réduisant les importations et en créant des opportunités locales.

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