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Congrès électif de l’Union nationale (UN) /Victoire de Paulette Missambo : Cétait prévisible

Paulette Missambo, enseignante de formation, plusieurs fois Ministre, vient d’être élue Présidente de l’Union Nationale (UN).

Après plusieurs reports, le congrès électif de l’Union nationale (UN) s’est finalement tenu ce jour samedi 13 novembre 2022. Et comme cela était prévisible, la candidate Paulette Missambo a pris le dessus sur Paul Marie Gondjout par un score de 310 voix contre 298. C’est donc cette dernière qui devra désormais présider aux destinées de l’UN.

Malgré les efforts qu’il a fourni pour venir à bout de son adversaire, malgré le coup de pousse de dernière minute que lui apporté son beau-père Zacharie Myboto, Paul Marie n’a malheureusement pas fait le poids face à une Paulette Missambo soutenue de bout en bout par les « amoïstes » qui avaient sollicités sa candidature lors du congrès du 5 décembre 2020.

Mais les choses n’ont pas été faciles, car Missambo l’emporte d’une courte victoire. On parle d’une différence de 12 voix. Pour la gagnante de ce soir, c’est désormais un nouveau challenge. On peut espérer que désormais les guerres de tranchées sont finies. Elle doit désormais travailler à recoller les morceaux d’une campagne sans merci et au couteau, entre les deux factions.

Du côté de Paul Marie Gondjout, il gagnerait à ne pas se montrer mauvais perdant. Il poserait un grand acte en reconnaissant sa défaite et en félicitant la gagnante. Il donnerait ainsi aux siens et à l’ensemble des militants de son parti, qu’il est un grand démocrate et non chef de ou un représentant de « clan ».

Paul Marie Gondjout a-t-il démérité ? Nous pensons que non. Sauf que sa qualité de beau-fils de Zacharie Myboto l’a certainement desservit, comme également l’attitude attentiste des membres de son équipe, face aux « va-t’en-guerre » de Paulette Missambo ».

Toutefois, au-delà du résultat de ce soir, l’Union nationale vient de donner à la classe politique, l’image d’un grand parti où la démocratie se vit. Les choses, il faut le reconnaitre, n’étaient du tout faciles. Entre les dénigrements, les suspicions et parfois les injures, la démocratie a finalement parlé et a désigné un vainqueur. Il reste à la nouvelle patronne du parti de raffermir et de conserver cet acquis. Pour cela, elle doit faire preuve d’humilité et tendre la main au vaincu. Ne surtout pas chercher à l’humilier.

 

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