À l’issue de la séance de travail tenue mercredi dernier dans les locaux du ministère de la Justice, sis au centre-ville de Libreville, entre le ministre de la Justice, garde des Sceaux, chargé des Droits humains, Augustin Émane, et le directeur général de la Direction générale de la Documentation et de l’Immigration (DGDI), le colonel Théophile Ndounda Leboussi, laquelle visait à répondre aux difficultés persistantes dans le traitement des dossiers administratifs, il a été décidé de la création prochaine d’une commission administrative dédiée.
Depuis plusieurs mois, les services de la DGDI font face à un volume particulièrement élevé de demandes de passeports, de cartes nationales d’identité et d’autres documents officiels. Cette affluence massive entraîne des retards considérables et génère de nombreuses situations litigieuses, notamment en matière de nationalité, suscitant l’impatience des usagers.
Pour remédier à cette situation, la future commission aura pour mission principale de traiter avec diligence les dossiers en souffrance, tout en assurant la régularisation des cas complexes ou contentieux. Elle devrait ainsi permettre de désengorger les services administratifs et d’améliorer sensiblement les délais de traitement.
Les discussions tenues lors de cette rencontre ont permis de définir les grandes lignes du fonctionnement de cette instance. Il est notamment prévu qu’elle soit composée d’une vingtaine de membres issus de différentes administrations concernées, avec une organisation interne adaptée aux exigences de rapidité et d’efficacité.
Soucieux d’apporter des réponses concrètes aux attentes des citoyens, le ministre de la Justice a instruit les services placés sous sa tutelle de prendre toutes les mesures nécessaires dans les plus brefs délais. L’objectif est de rendre cette commission opérationnelle rapidement, afin de faire face à l’urgence et de restaurer la confiance des usagers envers l’administration.
Au-delà de la gestion immédiate des dossiers en attente, cette initiative s’inscrit dans une volonté plus large de modernisation de l’administration publique gabonaise. Elle traduit également l’engagement des autorités à améliorer la qualité du service rendu, en garantissant plus de transparence, d’équité et d’efficacité dans le traitement des questions liées à l’identité et à la nationalité.
Très attendue par les populations, cette commission devra désormais démontrer sa capacité à apporter des solutions concrètes et durables aux nombreux cas en suspens.



