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Grève des boutiquiers à Libreville : Léandre Nzué paralyse la population

Cupidité, fourberie, abus en tous genres, les services de la mairie de Libreville, aux ordres de Léandre Nzue, maire central, provoquent la colère des commerçants et l’indignation des Librevillois depuis trois jours de grève. En cause, des hausses effrénées et rapides de taxes et des contrôles abusifs au quotidien. Léandre n’est pas venu que pour signer des « papiers ». Il lui faut du cash, du bon fafiot.

Qui sont les tenants actuels de la mairie ?

Trois noms essentiels sortent du lot lorsqu’on parle de la gestion scabreuse de la mairie de Libreville : le maire central, Léandre Nzue, dont la plupart de ses contemporains, à tort ou à raison, doutent d’avoir de véritables capacités intellectuelles pour dignement porter une aussi haute charge. Il est aussi présenté comme quelqu’un de sulfureux en affaires. Ensuite Serge William Akassaga qui, en 2015, alors maire du 3è arrondissement de Libreville (Nombakélé), avait établi à Ali Bongo Ondimba un faux acte de naissance (pratique très courante à son époque et au bénéfice d’étrangers notoirement connus selon des sources) et Karim Nziengui, plus connu comme démarcheur des ngagnga (féticheurs), mais qui fait désormais office de 4è adjoint au maire chargé des marchés… Si les trois compères ne s’entendent pas véritablement, au moins, pour le grisbi des pauvres commerçantes et boutiquiers ils savent qu’il y a beaucoup à boire et à manger et donc à se partager et faire une « paix des braves » autour du magot. Voilà en gros entre les mains de qui la capitale d’une des grandes métropoles d’Afrique subsaharienne a été remise.

Cupidité, surtaxes et asphyxie des opérateurs économiques

Venus pour « se servir » et « non servir », le cartel des arrivistes parachutés à la mairie de Libreville a multiplié en quelques mois seulement, depuis qu’ils sont là (moins d’un an, quel record !), les taxes municipales pour renflouer les caisses de la mairie qui semblent se confondre avec la gestion de leur propre portefeuille (voyages ou missions à l’étranger, fixation arbitraire des primes et salaires élevés à leurs proches, train de vie devenu très luxueux). En moins d’un mois, c’est le deuxième mouvement de grève observé par les propriétaires d’échoppes et autres boutiquiers des quartiers de Libreville, à majorité des sujets ouest-africains. Si la première grève n’a pas enregistré d’engouement, celle-ci, lancée depuis quelques jours, est bel et bien observée. D’ailleurs, des patrouilles y circulent pour vérifier l’effectivité de ce mot d’ordre.
Au départ, le syndicat des commerçants (Unsac) avait sollicité une conférence de presse à la Chambre de commerce. Craignant un déballage en vue d’expliquer la vérité à l’opinion nationale sur les abus et les multiples contrôles et taxes inventés en si peu de temps par Léandre Nzue et sa bande, ces derniers ont tout fait pour interdire et empêcher la tenue de cette réunion publique pourtant légale et nullement subversive. Mieux, le mercredi 06 janvier dernier, au début de la grève de fermeture des boutiques et magasins de proximité, les représentants des commerçants se sont rendus à la mairie pour rencontrer Léandre Nzue. Connu pour son arrogance, Léandre a objecté une fin de non-recevoir avant de les envoyer paître chez Serge Wiliam Akassaga dont les commerçants de Petit-Paris, Nombakèlè, Akébé connaissent la moralité et les réflexes belliqueux. Ces derniers estiment que l’interlocuteur crédible dans la crise actuelle est le maire central lui-même, au regard du fait que c’est la troisième interpellation qu’ils font en moins d’un mois pour comprendre ce qui ne va pas depuis quelques temps et expliquer aussi leurs difficultés en tant qu’opérateurs économiques.
A en croire l’Unsac, il est désormais demandé aux boutiquiers et autres tenants d’échoppes de payer une nouvelle taxe dont la somme au départ était fixée à 150 000 Fcfa, puis 250 000 Fcfa et 600 000 Fcfa maintenant. Aujourd’hui, la parafiscalité tue les PME/PMI, les commerçants, les vendeurs et les transporteurs qui ne sont pas que des étrangers,, mais aussi des Gabonais qui tirent le diable par la queue pour tenter de s’en sortir et nourrir leurs familles.

Léandre Nzuè risque-t-il gros face au lobby des « Maliens » ?

L’entourage de Léandre Nzue aurait, d’après des sources qui circulent sur les réseaux sociaux, estimé que leur « patron » n’en a cure de cette grève. Et c’est normal. Mieux, pour tenter d’avoir le soutien de l’opinion, Léandre Nzue estimerait que les « Maliens » font du chantage. Ils n’ont qu’à fermer leurs boutiques. Il les remplacera par des Gabonais. Une instrumentalisation improductive, fortement démagogique et mensongère du sentiment national. Léandre Nzue pense qu’on remplace 20 à 30 000 épiciers de proximité en quelques 3 jours de grève par des Gabonais venus de quelle planète ?
Sachant que ce lobby a de très bonnes et sérieuses entrées au Palais, le locataire de l’hôtel de ville de Libreville risque gros selon certains observateurs. Déjà qu’une rumeur enfle depuis quelques mois le donnant partant pour un « petit » poste de ministre délégué au gouvernement. Les émergents estimeraient au final que Léandre Zuè n’aurait pas l’étoffe qu’il faut à cet important poste de maire de Libreville auquel Paul Mba Abessole avait donné de l’épaisseur.
Hier en journée, l’équipe municipal et le syndicat des commerçants ont finalement fumé le calumet de la paix.

 

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