Input your search keywords and press Enter.

Investissements chinois : le Gabon à l’heure du défi de la transformation locale

Invité d’honneur de la 9e Exposition internationale d’importation de Chine (CIIE), le Gabon entend attirer davantage de capitaux chinois dans ses secteurs stratégiques. À Shanghai, le président Brice Clotaire Oligui Nguema a défendu les ambitions économiques de la Ve République. Reste désormais à transformer les promesses d’investissement en retombées concrètes pour l’économie nationale.

La participation du Gabon à la CIIE de Shanghai marque une nouvelle étape dans le rapprochement économique avec Pékin. Pour cette première présence avec un pavillon national, le pays a choisi de mettre en avant son potentiel dans les secteurs du bois, du manganèse, du fer, de l’agriculture, de l’énergie, de l’eau, de la santé et du numérique.

À la tribune, le chef de l’État a invité les opérateurs chinois à accompagner la transformation économique du Gabon. L’ambition affichée est claire : dépasser le modèle fondé essentiellement sur l’exportation des matières premières pour développer des chaînes de valeur, créer des emplois et renforcer les capacités productives nationales.

La Zone économique spéciale de Nkok figure notamment parmi les espaces proposés aux investisseurs. Le potentiel agricole, estimé à cinq millions d’hectares de terres arables, constitue également un argument de poids.

En marge de l’exposition, l’Agence nationale de promotion des investissements a réuni, le 2 novembre, des opérateurs gabonais et chinois afin d’identifier des opportunités d’affaires et de consolider les partenariats. La perspective d’un accès facilité des produits africains au marché chinois renforce l’intérêt de cette coopération.

Toutefois, attirer les capitaux ne saurait constituer une finalité en soi. Le véritable enjeu réside dans la qualité des investissements réalisés : combien d’emplois seront créés ? Quelle part de la richesse sera conservée dans le pays ? Quels transferts de compétences bénéficieront aux entreprises et aux travailleurs gabonais ?

Le succès de cette offensive diplomatique et économique se mesurera donc moins aux déclarations qu’aux réalisations. Pour le Gabon, l’heure est venue de faire de l’attractivité économique un véritable levier d’industrialisation et de souveraineté productive.

 

Par R.E

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *