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Malédiction des équipes sportives gabonaises : Les tocards de l’émergence !

Et s’ils portaient la guigne ?

Trois jours après avoir été accrochées par les Hirondelles de Burundi lors de la deuxième journée des éliminatoires de Coupe d’Afrique des nations (Can) 2019, le samedi 08 septembre 2018 au soir, les Panthères du Gabon ont essuyé un nouveau revers. Opposés aux Chipolopolo de Zambie, le 11 septembre à Libreville, les hommes de José Antonio Camacho se sont inclinés sur la petite des marques (0-1). Les Gabonais ne sont pas des gens uniquement bons dans la distraction. Ils aspirent à mieux dans leur vie. Le sang de nos parents tués en 2016 reste une puissante malédiction pour le régime.

Le mardi 11 septembre 2018 au soir, le Gabon s’est fait humilier à domicile par une modeste équipe de Zambie et ce malgré les entrées gratuites au stade. Un stade resté désespérément rempli, car à 99,93 % vide. Avec l’ensemble de ses stars, le Gabon n’avait pas tenu la dragée haute, le samedi 08 septembre 2018, face à une modeste équipe du Burundi pourtant à sa portée, et ceci sous la barbe du dictateur émergent. Malheureusement, les Burundais ont été les premiers à faire parler la poudre en violant les buts gabonais. Et voilà Aubameyang et les siens obligés de courir après l’égalisation. La honte ! Au prix de multiples efforts, ils ont tout de même réussi à égaliser, mais ils ne sont pas allés plus loin. Après cette humiliation, Aubameyang a enlevé son corps. C’est donc sans lui que ses coéquipiers se sont fait maltraiter par la Zambie.

Le sélectionneur bouc-émissaire viré

Après le nul (1-1) du Gabon face au Burundi, Guy Roger Nzamba, alias Jean Petit, ancien international gabonais, 75 sélections, 35 buts… donne son point de vue sur la situation actuelle des Panthères. Morceaux choisis.

« …Il y a des sujets, je pense, plus importants que la jalousie supposée des anciens internationaux qui boudent les Panthères. Par exemple, les véritables raisons des mauvais résultats de notre équipe nationale actuelle. Comment une équipe, aussi talentueuse, n’arrive pas à s’inscrire comme la génération qui aurait pu donner à notre pays sa première coupe d’Afrique des nations ? Voilà un des vrais sujets.
Nous avons quand même organisé deux coupes d’Afrique en moins de 10 ans (inédit) pour des résultats que chacun peut apprécier. Pour ma part, ils sont négatifs.
Chaque génération doit marquer son temps par le palmarès qu’elle laisse… Il n’y a même pas de débat sur la question. Ma génération dira éternellement que nous sommes les premiers à avoir qualifié notre pays pour la première fois de son histoire en Coupe d’Afrique des nations (en 1994). Nous pouvons aussi dire que nous avons emmené, pour la première fois de son histoire, notre équipe en quart de finale d’une Can.
La génération actuelle doit écrire son histoire pour la rappeller aux futures générations et cette histoire doit être meilleure que la nôtre et c’est normal. Et je pense qu’on peut tous tomber d’accord sur ça.
Comment comprendre qu’une génération aussi talentueuse (avec un joueur hors normes comme Aubameyang) n’arrive pas à aller plus loin ? Je pense que les raisons sont ailleurs et non dans la qualité de nos joueurs. Je l’ai déjà dit, aussi talentueuse soit-elle, il sera extrêmement difficile d’obtenir des résultats.
Je les vois comme des sacrifiés malheureusement, du climat général actuel. C’est l’équipe nationale du Gabon. Or, les Gabonais, à tort ou à raison, associent cette équipe à Ali Bongo qu’ils n’aiment pas.
Conséquence, les Gabonais n’aiment plus, dans leur majorité, leur équipe nationale. L’équipe nationale doit se réapproprier son peuple pour être en phase avec lui et, donc, pour remporter des victoires… ».

Sans le deuil et la réconciliation, ils ne gagneront rien, car victime du sang versé par Ali Bongo.

Comme on le voit, sans la légitimité, qui n’est consentie temporairement que par son seul dépositaire, à savoir le peuple gabonais, tout finit toujours en eau de boudin. Depuis les massacres à ciel ouvert de 2016, le Gabon n’a jamais plus rien gagné et ne gagnera rien sans le deuil et la réconciliation nationaux. Les émergents, comme atteints de cécité, optent pour la condescendance, l’arrogance et le mépris absolu des Gabonais.
Certains d’entre nous, par naïveté, pointent le coach José Antonio Camacho du doigt en livrant ses statistiques : 17 matchs, 8 nuls, 7 défaites, 2 victoires. Il reste le deuxième sélectionneur le mieux payé du continent, entre 70 000 et 80 000 euros par mois, mais il ne peut pas être plus puissant que le sang des morts. On peut le changer demain pour se payer le meilleur sélectionneur du monde, le Gabon ne volera pas plus haut aussi longtemps que ceux qui sont à la tête du pays auront du sang entre les mains.

 

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