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Même s’il a fait la mue un serpent reste un serpent

Maixent Accrombessi, roi d’Abomey, Nkani de Bongoville

Les images font le tour des réseaux sociaux. On voit un pôpô se faire introniser roi du Dahomey, pardon d’Abomey. Son nom, Maixent Nkani Accrombessi, chef coutumier de Bongoville, Gabonais d’adoption et ancien tout puissant directeur de cabinet d’Ali Bongo.
Si nous en parlons, ce n’est pas pour verser dans la xénophobie, même si, comme nous le rappellent nos amis artistes ivoiriens : « On aime bien les étrangers, mais vers la fin on se préfère » entre Gabonais. Rappelons qu’avant Maixent Accrombessi, un autre pôpô nommé Sossa Symawango, qui a, lui aussi, fait fortune au Gabon jusqu’à devenir président de la Confédération africaine de boxe, avait, lui aussi, été intronisé roi dans son Dahomey natal. Pour ces gens-là, le Gabon est un pays où coulent le lait et le miel. Cependant, même si le le Gabon leur a tout donné, ils n’oublient jamais d’où ils viennent.

On peut ici nous poser la question si nos autorités ne sont pas ou n’ont pas une âme de non-Gabonais, autrement dit des illustres étrangers de passage chez nous. En faisant le tour des pays de la sous-région, il est difficile de trouver des expatriés exceller dans certains domaines comme au Gabon.
Omar Bongo, en arrivant au pouvoir, a tout de suite instauré le fonctionnariat afin de mieux réduire le Gabonais à la précarité en lui imposant le salariat. Conséquence, des pans entiers de notre économie vont être livrés aveuglement aux étrangers. Vous voulez un maçon, un menuisier, un mécano, un détaillant, un tailleur, un cordonnier, un coiffeur, un transporteur…vous allez avoir recours à Moussa, Kodjo, Okocha, Odjuku, Akreka, Traoré, Diallo, Yanatou, Habiba, Mamadou, Sunday… La ruée des Gabonais vers ces secteurs est assez récente et à risque du fait du harcèlement de tous ordres que subissent ceux qui veulent s’y essayer. Et pourtant, il est pratiquement impossible de trouver un étranger exercer les mêmes métiers au Cameroun, en Guinée, au Congo, au Bénin… On trouve même des étrangers patrons de presse au Gabon. Conséquence, le Gabonais, parce qu’il n’attend son salaire que de la fonction publique, est resté jusqu’à ce jour économiquement faible et doit subir l’humiliation au quotidien des compatriotes expatriés qui ont pratiquement braqué, avec le soutien des compatriotes aisés, les secteurs de la petite économie nationale. A peine a-t-il reçu son salaire, que celui-ci est tout de suite happé par le Malien ou le Libanais du quartier chez qui il s’est ravitaillé en bons tout le mois pour les besoins personnels ou du foyer. Combien ne se sont pas agenouillés devant ces compatriotes expatriés pour les supplier d’être magnanimes lorsqu’ils n’ont pas pu apurer une dette ? Combien d’entre nous sommes obligés de fermer nos yeux sur l’infidélité de nos femmes alors que nous savons bien que c’est le « Malien » d’à côté qui fait le boulot nuptial à notre place en contrepartie d’un peu d’argent que madame va rapporter à la maison ? Combien d’entre nous restons indifférents en sachant que notre jeune fille de moins de 15 ans se livre au détaillant du quartier en contrepartie de l’argent du taxi pour aller à l’école parce que nous ne pouvons pas ou plus répondre à ce niveau ? Sur le plan légal, nous cautionnons un détournement de mineure.

Le Gabon, un pays riche, mais de pauvres, où l’argent se retrouve miraculeusement entre les mains de ceux-là qui sont venus d’ailleurs pour faire fortune chez nous tout en nous montrant combien nous sommes pauvres.
Il y a quelques années, un ministre gabonais de la Communication, Alain Claude Bilie-By-Nze, avait pris sur lui la responsabilité de refuser la subvention à certains organes de presse. Maixent Accrobessi, Gabonais d’adoption, avait pris sur lui la responsabilité de nous la payer avec l’argent de la présidence de la République. Voilà ce Maixent Accrombessi, multimilliardaire devenu avec l’argent du Gabon, devenu roi dans son Dahomey natal. Pauvre il est venu, pauvre il nous a trouvés, pauvre il nous a laissés, mais immensément riche il est devenu et rentré chez lui.

Avec cette sorte de haine que les autorités PDG ont envers leur propre peuple, il y en a qui cherchent tout de même à nous convaincre que c’est dans la transparence que ce parti gagne les élections au Gabon. Honte à ceux qui humilient leur propre peuple tout en enrichissant l’étranger. « Je préfère mon fils à mon neveu, mon neveu à l’enfant du voisin », nous apprend le vieux Le Pen.

 

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