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Présumés détournements de l’Ajev : Ben Laden ne peut se débiner !

Julien Nkoghe Bekale arborant fièrement une casquette de l’Ajev. Il nie fermement en être le président d’honneur.

Depuis les bricoles de Brice Laccruche Alihanga, l’actuel Premier ministre Julien Nkoghe Bekale (JNB), qui a pourtant été l’un des soutiens les plus indéfectibles de BLA dans l’Estuaire, au point qu’il a été hissé président d’honneur de l’Ajev, jure aujourd’hui de n’avoir jamais avoir flirté avec cette association peu recommandable. Sans BLA, JNB aurait-il pu émerger à la primature ?

Le Premier ministre, chef du gouvernement ne cesse de clamer haut et fort qu’il n’a jamais été président d’honneur de l’Ajev. Pire, il déclare à qui veut l’entendre que tout ce qui arrive à son ancien jeune mentor BLA, alors directeur de cabinet du chef de l’Etat, « président de la République par intérim et messager intime de Boa », est mérité. Mais Ben Laden de Ntoum pourrait-il se démarquer de la gestion de BLA au moment où son propre cabinet laisse régulièrement fuiter certains documents sensibles de sa gestion ?

La posture de l’actuel Premier ministre, comme celle de l’administration du PDG d’ailleurs, est intenable. Souvenez-vous qu’au plus fort du débat sur la nécessité du « messager intime » de l’autre de se lancer dans une tournée républicaine, Ben Laden lui avait apporté son soutien via un tweet alors qu’il avait la latitude de lui demander le décret signé par celui dont il portait le message. C’est au grand meeting de Nzeng-Ayong que les choses vont se gaspiller. Ali Bongo fit une sortie inopinée malgré ses difficultés à marcher. S’avançant péniblement, il vint marteler devant le micro : « Je suis là ! Je suis là ! Je suis là ! » Trois « je suis là » orientés visiblement vers Alihanga, comme pour dire à la population : « je n’ai envoyé personne vers vous et que celui qui vient vous parler en mon nom est un lamentable imposteur ». C’est à la suite de ce meeting que BLA a commencé à se faire discret. On apprendra par des voix autorisées que les relations se sont largement dégradées entre BLA et la famille Ali Bongo et que son éviction est inéluctable…La suite on la connaît.

Des informations glanées çà et là montrent que l’actuel PM s’est  bien sucré grâce à la grande générosité de BLA et des BLA boys. En retour, contrairement à ses dénégations, l’homme avait bien juré fidélité à l’Ajev jusqu’à porter des vêtements à l’effigie de cette association. Cela s’explique d’ailleurs, car à l’époque BLA faisait et défaisait les membres du gouvernement. Si Ben Laden avait encore une once de dignité, voilà ce qui pouvait constituer sa ligne de défense, même si cela ne le disculpe pas et ne l’écarte pas en matière de complicité de la gabegie instaurée par les BLA boys. D’ailleurs, nous apprenons des fuites venant de la DGR que Noël Mboumba aurait enfoncé l’actuel Premier ministre. Est-ce à dire que cet ancien ministre du Pétrole et actuel Premier ministre aurait exercé des pressions sur l’Ajevien Noël Mboumba pour qu’un matabiche lui soit régulièrement déposé ? Nous le saurons le moment venu. Même si notre source n’est pas allée loin, mais en faisant la relation avec l’info que nous vous avons livrée dernièrement où nous avons surpris un jour des membres du cabinet de Noël Mboumba se réjouir en ces termes : « Maintenant que le ministre Noël Mboumba est parti, nous allons encore voir comment des sacs d’argent vont aller à la primature ». La DGR devra chercher à savoir si cette info est vraie. Et si c’est le cas, qui recevait  ces « sacs d’argent à la primature » et pourquoi ? Quoi qu’il en soit, il sera difficile pour Ben Laden de sortir les mains propre dans le dossier des détournements de l’Ajev. A son niveau de responsabilité, il lui était impossible d’en échapper, non pas parce qu’il est naturellement voleur ou corrompu, mais parce que le système est ainsi fait. D’ailleurs, BLA et les siens, que nous n’excusons pas, n’ont rien inventé. Ils n’ont fait qu’adopter et appliquer des pratiques mises en place avant eux et qui ont fait des hommes comme Maixent Accrombessi, Soleman Liban, Magloire Ngambia, Ali Akbar Onanga Y’Obeghe…des multimilliardaires.

Un PM digne de ce nom aurait démissionné tout de suite, juste après avoir constaté que quatre de ses anciens ministres avaient des bricoles avec la justice : Roger Owono Mba (Économie et Finances), Noël Mboumba (Pétrole, Mines et Hydro-carbures), Tony Ondo Mba (Énergie, Eau) et l’éphémère ministre Brice Laccruche Alihanga nommé au gouvernement juste pour le contraindre à prêter serment. Un Premier ministre qui était à la tête d’un gouvernement dont quatre de ses ministres sont poursuivis par la justice pour de présumés acte de détournement, de corruption, de blanchiment…ne peut continuer à être à la tête d’un gouvernement qui dit lutter contre la corruption. Pire encore lorsqu’un rapport de la Cour des comptes l’accable personnellement. Mais de qui se moque-t-on ? Ben Laden devrait faire preuve de courage en prenant les devants, car, de toutes les façons, il sera dégagé tôt ou tard et aura la justice à ses trousses. Renier Alihanga aujourd’hui comme il le fait alors qu’hier il ne jurait que par lui est tout simplement lamentable et pitoyable. Il sait au fond de lui-même que sans Alihanga, il n’allait jamais aboutir à la primature. Pour cela au moins, il devrait faire acte de solidarité avec son mentor. Sinon se taire !

 

 

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