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SGS : règlement de comptes et décisions arbitraires : La gabegie va de plus de belle

Détournement du parc automobile, licenciements arbitraires visant les agents et cadres qui contestent la gabegie, sorties fantaisistes d’argent des caisses (surfacturation, frais de mission) et, en parallèle : creusement des déficits de la société (dettes impôts, CNSS, fournisseurs)…Telle est, résumée, la gestion scabreuse de la SGS (Société gabonaise de sécurité) menée par la troïka composée de l’administrateur provisoire Athanase Ndoye Louri, du directeur financier Mounguengui Benjamin et de la directrice des ressources humaines, Mme Bingangoye.

L’introuvable conseil d’administration

Quand la gestion d’une société, patrimoine social, prend de telles proportions et que le risque de déclaration de faillite est imminent, la moindre des choses attendues est la réaction du conseil d’administration. La peur de voir des compatriotes aller au chômage et le désarroi de ceux qui sont menacés de licenciement ou le sont déjà non pas par faute professionnelle, mais pour avoir osé tirer la sonnette d’alarmes sur les fautes lourdes de gestion que commettent sont ceux qui sont grassement payés pour redresser et bien tenir la société tenaillent les agents. Voilà un triumvirat qui a fait de la société leur épicerie. Les détournements à la SGS se font à la pelle. De simples missions sont facturées à 600 ou 700 000 Fcfa. Des factures sur des projets bidons (informations, entretien parc automobile…) vont jusqu’à 300 millions de Fcfa. Depuis août 2017, la SGS connaît une gestion dramatique, catastrophique, menée par un groupuscule qui ne pense qu’à s’enrichir vite et tout de suite sans penser aux éventuelles suites judiciaires (emprisonnement) qui pourraient advenir à leur encontre pour « abus de biens sociaux » et « détournements ». Lorsque des administrateurs décident de se mettre en défense en ligne pour abuser des biens d’une société, on est en face d’un crime économique, et d’une association de malfaiteurs prévus par le code pénal.
Les cadres de la société, qui, par souci de la préserver ainsi que la durabilité de leurs emplois, ont fait des remarques à cette troïka ont reçu, en guise de réponse, des demandes d’explication ou des convocations à un entretien préalable de licenciement et ont été par la suite licenciés pour des motifs en grande partie exagérés ou fabriqués à cette fin. Ils sont accusés d’« insubordination ». Or, entre les extraits de la situation comptable de a SGS, les relevés des comptes bancaires de la société, tout porte à croire que ceux qui orchestrent la gabegie ne sont autres que les membres de la troïka actuelle. Les faux états financiers qu’ils fabriquent visent à maquiller l’ampleur des détournements dont collégialement ils sont bénéficiaires et seront pénalement coresponsables sous peu. Pour l’instant, leur arme est la menace liée à la perte de l’emploi et donc du salaire qu’ils font peser sur leurs collaborateurs bien au fait de leurs magouilles. Or, les analyses financières et prospections de marché qui étaient attendues de cette troïka depuis bientôt 3 ans tardent à venir. Ce qu’ils ont compris c’est que comme le clan Bongo, propriétaire de la structure, est politiquement mal en point, ils n’ont qu’à en profiter pour se remplir les poches au risque de précipiter la liquidation (fermeture) de la société.

Les frais de téléphone, des consultations de l’administrateur provisoire payés par la SGS, alors que c’est à lui-même de les payer.

Des dépenses en trompe-l’œil et des dettes qui explosent

Selon les états financiers actuels de la SGS, l’on sait que la boîte doit plus d’un (1) milliard de Fcfa aux impôts (plusieurs mises en demeure de la DGI déjà). Où va donc l’argent des factures que la SGS encaisse de ses clients ? Selon des sources, des chèques de la société sont retirés et manipulés par l’administrateur provisoire et son acolyte, le Daf. C’est le cas des chèques (comptes) Orabank, Citybank…allant de 2 000 000 de Fcfa, 60 000 000 de Fcfa à 80 000 000 de Fcfa et présentés comme les dépenses inhérentes aux salaires des employés. Des anciens directeurs, en complicité, sont toujours payés par virement bancaire alors qu’ils ne sont plus en fonction. Les charges de la société s’expliquent par des dépenses inutiles qui la plombent et pas des moindres : achats (à prouver) de véhicules supplémentaires pour plus de 800 millions de Fcfa. D’autres « petits » achats sont réglés à la main avec des montants de 2 à 7 millions de Fcfa. Il y a mieux. Le bureau du DG a été changé. La facture de son nouveau bureau a couté à la SGS le montant de 4 689 316 Fcfa. Athanase Ndoye Louri, le tout-puissant « patron » de la SGS, a vraiment du goût. L’homme a évalué son salaire (honoraires facture n °301-18/04/18 du 18 avril 2018) en avril dernier à la somme de 273 750 000 Fcfa. Incroyable, mais vrai. Athanase Ndoye-Louri, Mounguengui Benjamin et Mme Bingangoye ont une curieuse manière de manifester leur « affectio societatis » (amour, respect de la société) en bombant bien leurs poches et en écartant tous ceux qui, de près ou de loin au sein de la société, tentent de les dénoncer ou de rappeler aux règles élémentaires de la bonne gestion édictée par l’Ohada concernant la gestion des entreprises. La prison est là pour tout le monde.

 

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