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Suite à l’incendie de la mairie de Ndjolé : Denise Mekam’ne fait arrêter des supposés opposants !

Après 72 heures seulement, le procureur de la République près le tribunal de Libreville, Olivier Nzaou, a annoncé, le 9 octobre 2018, l’arrestation des quatre présumés auteurs des faits. Il s’agit de Dieudonné Nang Eko, Jean-Charlie Mendome Ngoua, Jean-Parfait Sakamandang et Stéphane Lentsidja. Des supposés opposants qui seraient à l’origine de l’incendie de la mairie de Ndjolé.

Selon le procureur, les auteurs des faits « sont gardés à vue pour les besoins de l’enquête à l’effet de faire toute la lumière sur cette affaire ». Une affaire dont la célérité dans la détection des coupables surprend plus d’un dans un pays où ce genre d’enquête prend des mois, voire des années à l’exemple de l’enquête sur l’assassinat de Mboulou Beka ou des différents crimes rituels qui sont légion au Gabon… Mais dans un pays où on affectionne la justice spectacle, surtout en politique, on ne peut s’étonner de ce résultat.
Le procureur de la République a annoncé l’arrestation de quatre personnes présentées comme les « présumés auteurs » des faits.
Ces présumés pyromanes sont Dieudonné Nang Eko, économiste à l’Institut sous-régional multisectoriel de technologie appliquée, de planification et d’évaluation de projets (Ista) ; Jean-Charlie Mendome Ngoua, conseiller du ministre du Commerce. Les deux autres personnes arrêtées sont Jean-Parfait Sakamandang, un infographe-reprographe, et Stéphane Lentsidja, un assistant logistique. Selon les informations du procureur de la République, les « présumés auteurs » de l’incendie de la mairie de Ndjolé vivent à Libreville et Owendo. Comme on le voit, il ne s’agit pas de vulgaires voyous, mais de dignes citoyens, cadres de la République. Selon le procureur : « A ce jour, les sus-nommés sont gardés à vue pour les besoins de l’enquête à l’effet de faire toute la lumière sur cette affaire ». Pour « cette affaire », gageons que le CGE et la candidate du PDG seront aussi interpelés.

Ce qui reste de l’hôtel de ville de Ndjolé.

Pour la petite histoire, nous vous annoncions, lors de notre dernière parution, que le candidat indépendant dans la commune de Ndjolé, Dieudonné Daltry Nang Eko, se trouvait en terrain conquis et faisait tranquillement une démonstration de force sur le terrain et particulièrement à Bingoma. Le soir du vote, la candidate du PDG a été cernée et ses techniques de fraude mises en échec. Ne voulant pas se faire voler leur victoire, les populations ont escorté les urnes jusqu’au lieu de centralisation qui n’était autre que la mairie de Ndjolé.
Après des heures d’attente, l’ambiance est devenue électrique et la population a commencé à s’échauffer du fait que le CGE local refusait de publier les résultats. Ce qui va alimenter les rumeurs de manipulation des résultats et la présence d’urnes pirates dans le périmètre. La rumeur aidant et ne s’expliquant pas pourquoi l’attente devenait si longue alors qu’il s’agissait tout simplement d’additionner les résultats venant de chaque bureau de vote, le comportement des membres du CGE a poussé la population à bout qui a décidé d’incendier nuitamment la mairie.
Denise Mekam’ne a perdu le vote à Ndjolé. Il faut qu’elle assume. Elle et ses complices du CGE portent en grande partie la responsabilité de la destruction de la mairie de Ndjolé. Que les plus hautes autorités de l’Etat prennent leurs responsabilités en sanctionnant les vrais coupables. Que les boucs émissaires, otages du procureur de Libreville, soient mis en liberté.

 

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