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Arrêté 0685/PM : Le Copil Citoyen inflige à nouveau une déculottée au gouvernement d’Ossoucka Raponda

C’est par la décision No 045/CC du 31 décembre 2021 relative à la requête du Copil Citoyen, représenté par Geoffroy Foumboula Libeka Makosso et Justine Judith Lekogo, portant sur l’inconstitutionnalité de l’Arrêté No 685/PM du 24 décembre 2021, fixant l’entrée en vigueur des nouvelles mesures gouvernementales de prévention, de lutte et de riposte contre la propagation de la Covid-19, que la Cour Constitutionnelle vient de rendre publique ce dimanche 2 janvier 2022, l’annulation pure et simple dudit Arrêté.

Le Copil Citoyen remporte ce dimanche 2 janvier 2022 sa énième victoire sur Rose Christiane Ossoucka et son gouvernement à travers l’annulation par la Cour Constitutionnelle de l’Arrêté 0685/PM du 24 décembre 2021, fixant l’entrée en vigueur des nouvelles mesures gouvernementales de prévention, de lutte et de riposte contre la propagation de la Covid-19. Lequel Arrêté, avait au cours des jours écoulés, donné l’impression aux gabonais que le gouvernement avait décidé de renflouer ses caisses en spoliant ses populations, pourtant, déjà durement éprouvées par les conséquences économiques néfastes de la pandémie de la Covid-19. Nous en voulons pour preuve les gesticulations maladroites, abondamment reprises dans les réseaux sociaux, du colonel Elvire Mbongo Nkama Ndjavé, patronne du Laboratoire Gahouma. Et la vaccination, devenue insidieusement obligatoire, apparaissait comme le moyen le plus sûr de contraindre, une population qui hésite à se faire inoculer des produits en phase expérimentale, à opter pour le déboursement de 20 000, 50 000 ou 70 000 fcfa.

Par ailleurs, cette décision d’annulation de la Cour Constitutionnelle remet au gout du jour la question du rôle véritable de nos députés et sénateurs à l’Assemblée nationale. Au nom de quelle logique ces parlementaires valident aussi facilement et rapidement les lois qui vont en violation de notre constitution ? Par méconnaissance de leurs rôles de représentants du peuple, et par conséquent relayeurs des aspirations de ce peuple. Ou simplement, comme le déplore Foumboula Libeka, « ils ne trouvent en la fonction de parlementaire que le privilège de porter une écharpe, jouir d’une immunité parlementaire, dont ils n’en connaissent même pas la valeur et jouir des privilèges financiers qu’offre cette noble fonction qu’ils souillent chaque jour. »

Pour l’heure, les regards sont rivés vers le gouvernement dont on croit qu’il se tiendra à cette déclaration de feu Issozet Ngondet : « Les décisions de la Cour constitutionnelle ne se commentent pas, elles s’appliquent. »

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