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Bertrand Zibi Abeghe : libre le 22 février prochain ?

Bertrand Zibi Abeghe, le verra t-on bientôt exhiber ce sourire dans le grand air?

Très espérée par ses parents, amis et supporters, la mise en liberté de Bertrand Zibi Abeghe ne surviendra pas à l’issue de sa  comparution devant la Cour d’appel judiciaire de Libreville qui s’est tenue ce lundi 18 janvier 2021 et qui a duré plus de cinq heures d’horloge. Cette affaire, où les chefs d’accusation sont la détention illégale d’arme à feu, instigation aux violences et voie de fait, a été mise en délibéré pour le 22 février prochain.

Incarcéré à la prison centrale de Libreville depuis septembre 2016, Bertrand Zibi Abeghe est poursuivi pour détention illégale d’arme à feu, instigation aux violences et voie de fait. Pourtant pour l’ancien député de Minvoul, « son crime pour cette détention illégale de 6 ans est d’avoir publiquement osé dire à Monsieur Ali Bongo qu’il était un mauvais dirigeant et qu’en tant qu’élu de la Nation, il ne pouvait continuer de soutenir sa politique et, encore moins, appeler à voter pour lui à la présidentielle de 2016 ». On se rappelle que lors de la tournée républicaine d’Ali Bongo à Minvoul, dans le Woleu-Ntem, Bertrand Nzibi avait déposé son écharpe de député.

C’est entre autres, ces motifs que Bertrand Zibi évoque dans la lettre publique qu’il a adressée, depuis sa cellule à la prison centrale de Libreville, le 13 janvier 2021 à l’archevêque de Libreville, Monseigneur Iba-Ba. Une lettre poignante qui décrit les conditions de sa détention ‘’provisoire’’ à ‘’Sans famille’’ et qui a fait dire à certains gabonais que c’est grâce à elle que les choses ont manifestement bougé pour arriver à cette audience du 18 janvier dont la mise en délibéré a été fixée pour le 22 février prochain.

Les avocats de Zibi qui ont demandé la relaxe pure et simple, restent confiants en attendant cette date. «Après près de 5 années de détention préventive, nous avons fini par plaider, à titre principal, la relaxe pure et simple de notre client parce que nous pensons que les faits qui lui sont reprochés ne sont pas constitués. Et à titre subsidiaire, nous avons opposé que la durée de sa détention couvre sa peine», a déclaré Me Charles-Henri Gey.

 

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