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Bujumbura : les femmes entrepreneures au cœur des enjeux d’intégration économique

Première dame du Burundi, Angeline Ndayishimiye

Réunie à Bujumbura, du 3 au 6 novembre 2026, à l’occasion de la troisième édition du Salon international de l’entrepreneuriat féminin, la communauté entrepreneuriale féminine d’Afrique centrale a mis en lumière les principaux obstacles qui freinent son développement. Au cœur des échanges : l’accès au financement, la conquête des marchés, la formation et les difficultés liées au commerce transfrontalier.

Placée sous le thème « Femmes d’Afrique centrale en action : intégration économique, solidarité transfrontalière et dynamique de la diaspora », cette rencontre ambitionne de favoriser les partenariats et de renforcer la contribution des femmes à l’économie régionale.

À l’ouverture des travaux, la Première dame du Burundi, Angeline Ndayishimiye, a insisté sur la nécessité de multiplier les opportunités d’accès au financement, aux marchés, aux technologies, à la formation et aux réseaux d’affaires. Un appel qui traduit les difficultés rencontrées par de nombreuses entrepreneures, souvent dépourvues de capitaux suffisants pour moderniser leurs équipements, accroître leur production ou structurer durablement leurs activités.

L’accès aux marchés constitue un autre défi majeur. Malgré leur savoir-faire, les femmes se heurtent aux formalités administratives, aux coûts de transport, aux contraintes douanières et à l’insuffisance d’informations commerciales. Le président de la Commission de la CEEAC, Dr Ezéchiel Nibigira, a ainsi plaidé pour « faire tomber les barrières » et « ouvrir les marchés », afin de faciliter les échanges économiques dans la sous-région.

À ces difficultés s’ajoutent les insuffisances en matière de formation. La maîtrise des outils de gestion, de comptabilité, de marketing et du numérique demeure indispensable pour transformer les petites activités en entreprises structurées et compétitives. Les réseaux professionnels, capables de faciliter les partenariats, l’accès aux investisseurs et la recherche de débouchés, restent également insuffisamment développés.

Pour la Première dame burundaise, il importe aussi de faciliter les échanges transfrontaliers et de valoriser les compétences des femmes de la diaspora. Une ambition qui suppose notamment une simplification des procédures commerciales et une meilleure harmonisation des normes.

Au-delà des rencontres et de l’exposition des produits, ce salon devra surtout déboucher sur des actions concrètes. L’enjeu est désormais de transformer les engagements en mécanismes de financement accessibles, en formations pratiques et en accompagnements durables, afin de faire des initiatives féminines de véritables entreprises génératrices d’emplois et de richesses en Afrique centrale.

 

Par J.F Nzengue Boulende 

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