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Tournée politique du RPM dans la Nyanga : Alexandre Barro Chambrier partage la misère des populations de Mabanda

Tel un pèlerin qui continue de raviver l’espoir de ses compatriotes quant à l’avènement d’un Gabon meilleur, Alexandre Barro Chambrier est allé ce jeudi 4 juillet 2022, au contact des populations de la province de la Nyanga afin de véhiculer son message portant sur l’urgence de tourner la page de 14 ans d’une gestion scabreuse du pays, caractérisée par une incurie innommable. A Mabanda, l’une des étapes inaugurales de ce périple, le patron du Rassemblement pour la patrie et la modernité (RPM), a partagé les misères des populations locales en y passant une nuit sans électricité ni eau potable, faute, semble-t-il, de moyens de ravitaillement en gas-oil par les services de la Seeg.  

La Nyanga représente la sixième province dans le périple qu’Alexandre Barro Chambrier et sa caravane politique du Rassemblement pour la patrie et la modernité (RPM) ont entamé depuis un an et demi déjà dans le Gabon Profond. Après Nyali, Douvouli et Panza, Mabanda leur a réservé un accueil hautement chaleureux malgré la coupure d’électricité qui a plongé cette ville, déjà minée par plusieurs maux, dans un sinistre digne des villes que décrivait jadis Patrick Nguema Ndong, dans sa célèbre Aventure mystérieuse. Que dire de ce chef-lieu du département de la Doutsila sinon que les gouvernants ont réussi à faire en sorte que tout semble être un luxe là-bas. La route qui y mène, jonchée de périlleux ponts en bois n’est emprunté que par les plus téméraires. Manque d’eau potable, absence des infrastructures récréatives, électricité et réseaux téléphoniques intermittents, structures hospitalières inexistantes, sont là le quotidien des habitants de cette bourgade qui abrite une population de près de 2700 âmes. C’est dans cette ambiance que Barro Chambrier et les siens ont décidé de passer leur première nuit dans cette province autrement appelée G5, sans possibilité de prendre une douche ni de s’éclairer convenablement. Mais à côté de tout ceci, le chômage des jeunes et le conflit homme-faune, viennent compléter, sans être exhaustif, ce triste tableau. Un panorama qui traduit avec éloquence l’incurie du régime actuel à développer le Gabon et à améliorer les conditions de vie de ses habitants. D’où cette lapalissade de Chambrier, reprise en chœur par les populations de Mabanda, à propos de la gestion du Gabon par Ali Bongo depuis bientôt quatorze ans : « deux mandats zéro, le peuple zéro, la santé zéro, la route zéro, l’emploi zéro, l’électricité zéro, l’eau zéro… »

Après un énième hommage mérité rendu à Jean Ping, l’ancien ministre du Pétrole a appelé les populations locales à ne pas céder au découragement, tel que voulu et entretenu par le camp au pouvoir, mais plutôt à persévérer dans le combat pour l’avènement de l’alternance au sommet de l’exécutif. « Il n’est écrit nulle part que ce qui passé en 2016 va se passer en 2023 », a rassuré ABC avant d’affirmer son engagement personnel dans ce même combat. « Je vais m’engager personnellement pour que le changement arrive. Et pour cela je sollicite de vous plus de mobilisation, je ne parle pas seulement de Mabanda, je parle de tout le Gabon… », a-t-il martelé

Au sortir des échanges avec les populations de Mabanda, l’ancien administratif du fonds monétaire international (FMI) a établi un contrat de confiance dans lequel il s’engage de son coté à sortir cette commune de l’idée réductrice selon laquelle elle ne serait qu’une simple zone d’affectations disciplinaires, comme longtemps considéré.

 

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