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Centre hospitalier régional Georges Rawiri de Lambaréné (CHRGRL) : Grève effective !

Même s’il joue les fiers à bras, le directeur général du CHRGRL est bien à l’étroit avec cette affaire de primes qu’il n’arrive ni à payer, encore moins à en justifier le non paiement. Enervés, ses propres employés, qui ne comprennent rien à son charabia, viennent de lui balancer une grève non sans l’avoir humilié en le traitant de « voleur ».

Le personnel du CHRGRL n’en peut plus. Depuis deux mois, leur DG, le sémillant Dr Egide Eli Rossatanga, n’arrive pas à leur abouler leurs primes de garde ainsi que les quotes-parts auxquelles ils ont droit. La semaine dernière déjà, le personnel avait lancé un mouvement d’humeur le lundi 04 février et avait averti qu’il laissait une semaine au DG pour régler la situation. Il semble que le DG les aurait envoyés paitre au point qu’aujourd’hui la grève est effective au Centre hospitalier régional de Lambaréné. Et ce, depuis lundi dernier. Alerté, Madame le gouverneur, Paulette Mengue m’Owono, s’était rendue sur les lieux le mardi 12 février pour tenter une conciliation. Il semble qu’elle n’aurait pas abouti du fait que non seulement elle a osé demander au personnel de faire une croix sur les primes qui leurs sont dues, mais encore, elle n’a donné aucune garantie sur la période où le personnel pourrait émarger au moment où le troisième mois sans prime est déjà entamé. Le comble est que lors de sa virée à l’hôpital, Madame le gouverneur s’est fait accompagner par le trésorier provincial du Moyen-Ogooué. Le personnel voulait seulement être édifié sur la tenue du compte du CHRGRL au niveau du trésor, vu que les malades, qui ne désemplissent pas, paient tout de même. Où va l’argent ? A cette question, même Madame le gouverneur n’a pu apporter de réponse. A-t-elle peur du DG qui aurait dit qu’il ne doit pas sa nomination à Madame le gouverneur ?…

Excédé, le personnel a bablé une lettre à l’autorité provinciale avec ampliations au DRS, au B2, à la DGR, au commissaire central, au procureur,  à l’antenne de la DGDI (ancien Cedoc) et à la DGHRGR, lettre dont nous avons reçu copie et où on peut y lire : « Madame le gouverneur, suite à la réunion qui s’est tenue le 12 février 2019 à l’auditorium  du Centre hospitalier régional Georges Rawiri, dont vous avez présidé la séance, nous, personnel du Centre hospitalier Georges Rawiri, acceptons unanimement de reprendre le travail sous condition du départ du directeur général aux motifs de :

– non payement de nos primes de garde et quotes-parts de décembre 2018 et janvier 2019 ;

– arrogance (je cite : « Ce n’est pas Madame le gouverneur qui m’a placé à ce poste. Vous verrez ce que vous verrez…) ;

– gestion du centre hospitalier comme étant une épicerie familiale ;

– mise à disposition arbitraire du personnel auprès de la direction centrale des ressources humaines (médecin qualifié Docteur Inamm Paterne, personnel administratif, Jean Damascène Mapangou, infirmier Germain Mba) ;

– abattement abusif sur les primes ;

– absence fréquente de consommables médicaux et de réactifs ;

– vieillissement des plateaux techniques sans effort de renouvellement ;

– Menaces, intimidations verbales et physiques, enfin mépris vis-à-vis du personnel… ».

Pour ne pas pénaliser les malades internés, le personnel soignant s’est engagé à assumer la prise en charge des malades internés avant le mouvement de grève.

Voilà la pauvre Paulette Mengue m’Owono en butte à son premier vrai dossier. Elle devra tout faire pour ménager la chèvre et le chou. En son temps, l’ancien gouverneur, Pascal Yama Lendoye, s’était vu confronté à un dossier similaire, mais du côté de l’hôpital Schweitzer. L’homme n’avait pas hésité à prendre le parti du personnel en grève. Il était allé loin en mettant le DG blanc de l’époque à genoux devant ses agents, avant de le faire expulser du Gabon. Sauf qu’ici, Paulette n’est pas un homme comme l’était Yama Lendoye. Et Rossatanga n’est pas un Blanc. C’est un Galoa qui se trouve chez lui à Lambaréné. Paulette aura-t-elle le courage de le bouger de là ? La tutelle, incarnée par Denise Mekam’ne, jusqu’à présent ne dit mot. Pourquoi cette trouille ? Les prochains jours nous édifieront.

Toutefois, pour un retour à la sérénité et en tenant compte de son honneur et de sa dignité, Egide Eli Rossatanga gagnerait à quitter Lambaréné pour d’autres horizons. A Denise Mekam’ne d’apprécier.

 

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