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Frilosité au sein du régime de l’émergence : La traque des « cabris » myènè !

Le général Auguste Roger Bibaye Itandas, le dernier viré par BOA.

Assurément, le positionnement de Jean Ping n’a pas fini de faire des victimes au sein de sa communauté omyènè. C’est par charrette entière que Boa leur règle des comptes en ce moment, sans la moindre protestation des victimes.

La dernière victime se nomme Auguste Roger Bibaye Itandas. Nommé le 4 mars 2015 chef d’Etat-major général des forces armées, en remplacement du général Ella Ekogha (puisse Dieu garder son âme dans la paix !), le général Bibaye a été viré mercredi dernier comme un malpropre par Boa et remplacé par un général fang, le nommé Olame Ndong Ferdinand (ancien chef d’Etat-major adjoint chargé des opérations). L’événement serait passé inaperçu, vu qu’en regardant le communiqué rendu public par la présidence de la République, un véritable « Tsun’Ali » a frappé l’état-major des forces de défense. Sauf qu’il y a quelques mois, nous étions informés d’un vaste complot des émergents consistant à punir à dose homéopathique les membres de la communauté de Jean Ping suspectés, à tort ou à raison, de travailler dans le secret pour arracher le pouvoir au dictateur émergent.
Avant Bibaye, Galoa de Lambaréné, Boa et sa belle-mère Mborantsuo ne s’étaient pas privés de tordre le cou à la Constitution pour dissoudre l’Assemblée nationale et, de facto, virer du perchoir le malpropre galoa qui y trônait, Richard Auguste Onouviet. Ce n’est pas tout. Au niveau du gouvernement, deux Myènè sont passés à la trappe, humiliés par Boa. Il s’agit de Nadine Patricia Anguilé, membre de la communauté mpongwè de l’Estuaire, éphémère ministre de l’Education nationale où elle n’aura passé que moins de 8 mois, et, au comble du ridicule, le « cabri » Guy Rossatanga Rignault, Galoa de Lambaréné, vient de battre l’humiliant record d’être le ministre à avoir effectué le mandat le plus court au gouvernement (deux mois). Au fond, qu’a-t-il fait à Boa pour mériter pareille humiliation ? Rien ! Si, il est Galoa, donc membre de la communauté omyènè de Jean Ping. Pire, on le soupçonne d’être proche de Mao. Jean de la Fontaine n’a-t-il pas écrit, dans le poème Le loup et l’agneau : « Si ce n’est toi, c’est l’un des tiens » ? Non content de subir cette satanique humiliation, il s’est fendu d’un animalisant twit assassin, mais à minima, en traitant ceux qui l’ont viré de « cabri ». Cependant, il s’est bien gardé de les citer ; certainement pour ne pas subir leurs foudres. Un « cabri » émergent commentant ce twit a ironisé : « on a beaucoup à faire que de répondre aux lâches ». Sans commentaire !
Que dire d’Annie-Chrystel Limbourg Iwenga qui a été chassée de l’UFPDG ? Quelques mois avant, elle avait échappé à une agression par des gens cagoulés à son domicile, si on en croit nos confrères d’Echos du Nord. On ne sait pas ce qui lui serait arrivé si les hommes d’Opiangah avaient réussi à lui mettre la main dessus. Pire, à l’avant-veille de la campagne pour la dernière présidentielle, un notable mpongwè (dont nous gardons l’anonymat) a été agressé dans sa maison, sa femme et sa fille violées devant ses yeux, tenu en respect par les fameux hommes cagoule. L’homme garde les blessures de cet événement jusqu’à présent. Il y a quelques temps, nous révélions que Boa et Accrombessi avaient voulu braquer Ceca-Gadis au notable myènè Michel Essonghe en lui miroitant la présidence du Sénat. Visionnaire, le notable avait poliment décliné leur offre.
On a failli oublier le mollah Ogouma. Jadis puissant DG des impôts, il a été éjecté de son piédestal par Boa qui, pour bien l’humilier, l’a nommé comme directeur de cabinet adjoint I. Aujourd’hui Boa fait voir des vertes et des pas mûres au mollah à Lambaréné. Ogouma en est même réduit, pour exister politiquement à Lambaréné, à appeler à la rescousse des cadres du PDG de moindre facture à l’image d’Iloko Boussengui ou la gamine Dina Koussou. C’est dire…
Nous n’oublions pas le cas de Léon Imunga Ivanga, Mpongwè de l’Estuaire, éphémère directeur général de la RTPDG, pardon, Gabon Télévision.
Il faut dire que dans cette traque des Myènè, les Galoa de Lambaréné ont payé le plus lourd tribut. En effet, on soupçonne les émergents d’avoir trucidé Joe-le-rapide lors du tristement célèbre « bouillon de onze heures ». La rumeur affirme également que les jours de l’impératrice « Anti » fang du Moyen-Ogooué avaient elles aussi été abrégés par un verre de champagne empoisonné concocté par les émergents…
La liste n’est pas exhaustive, mais démontre, grandeur nature, la saignée au sein de la communauté de Ping en ce moment. Boa estime que les Myènè, toutes proportions prises en compte au Gabon, ne peuvent pas gagner une élection présidentielle, même pas l’influencer. Si Ping l’a battu, c’est parce que les Fang ont réussi à l’utiliser comme cheval de Troie. Sa communauté doit donc en faire les frais. Désormais ils savent à quoi s’en tenir.

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