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Il vaut mieux accepter la défaite que mal gagner

Le régime d’Ali Bongo ne tient plus que sur un seul pied, celui des armes. Il est tellement conscient de son rejet qu’il ménagera les forces de défense et de sécurité afin de se prémunir contre son propre peuple. Ces dernières, en retour de l’affection que leur porte le dictateur émergent, devront tout faire pour étouffer dans l’œuf la moindre velléité de contestation ou de désaveu de ce régime impopulaire, rejeté par tout un peuple.
Les images du stade chinois d’Angondjé, qui défilent en ce moment sur les réseaux sociaux, traduisent, s’il en était encore besoin, le peu de considération qu’Ali Bongo porte envers ses « chers compatriotes ». Des milliers de pères et mères de familles agglutinés dans un stade pour un « match » contre leur propre salaire désormais aliéné à un vulgaire bon de caisse à obtenir après moult sacrifices et humiliations, ceci dans une pagaille indescriptible. Voilà l’émergence promise par Ali Bongo à un pays et à un peuple qui lui ont tout donné. Si nous étions en RDC, nous aurions dit, avec le cardinal Monsengwo : « Que les incapables dégagent ! ». Mais nous sommes au bongoland où l’excellence est moquée, chosifiée et marginalisée, où la bêtise, l’incompétence, l’amateurisme sont exaltés comme des vertus.
Notre trouille est telle qu’aujourd’hui, si Ali Bongo nous demande de nous baisser pour lécher ses pieds en contrepartie de notre bon de caisse, nous le ferions sans rechigner. Ce serait même, pour plusieurs d’entre nous, un honneur. Ne dit-on pas que chaque peuple mérite ses dirigeants ? Voilà le même Ali Bongo, qui nous parle de crise et d’austérité, mais qui se pavane à travers le monde en se tapant la dolce vita et en dilapidant l’argent du contribuable. Autrement dit, celui de nous tous. Le même Ali Bongo soumet les fonctionnaires à des actes humiliants non sans couper les salaires de certains, allant même jusqu’à amputer à certains compatriotes la prime de servitude. Avec l’humour qui est le leur, les émergents Otandault Adjahou et Ali Akbar Onanga y’Obeghe, deux grosses fortunes du régime qui ne peuvent malheureusement pas justifier l’origine de celles-ci, ont tout même le toupet de demander à ceux qui se sentiront lésés d’aller procéder aux réclamations le moment venu.
Non, ce qui se passe en ce moment sous nos yeux est inacceptable et intolérable. Les émergents doivent se ressaisir avant qu’il ne soit trop tard. Ils ont tort de comparer le comportement pacifique du Gabonais à de la veulerie. Et s’il tel était le cas, qu’ils comprennent qu’ils sont eux-mêmes en train de faire en sorte que ce laxisme atteigne son paroxysme. Il n’est pas exclu que d’ici là le couvercle de paix qui étouffe toute velléité de libération du peuple saute. Alors à ce moment-là le peuple prendra ses responsabilités, ceci au péril de sa vie, car aucune armée au monde n’est venue à bout d’un peuple qui décide de se libérer de ses chaînes. 50 ans d’exploitation par les Bongo, n’est-ce pas trop ? L’heure de la libération a sonné !

 

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