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Lambaréné : L’affaire Ibala empoisonne le clan Ogouma

Martin Mabala

Pour qui roule le personnage, qualifié de sulfureux à Lambaréné, Landry Ibala ? Poser la question c’est déjà y répondre, puisque, dans les milieux Ogouma, on affirme sans sourciller qu’il fait partie des hommes de main de Martin Mabala, pour ne pas dire son « bon petit ». Ce « bon petit » dont les complices se sont rapprochés de nous il y a quelques jours à Lambaréné pour se plaindre du comportement indigne du mollah.

Il semble que le papier sur ce qu’il convient d’appeler « l’affaire Landry Ibala » publié par le journal « Le Mbandja » mis le feu aussi bien dans la maison du mollah d’Atongowanga que dans celle du vicomte de Saint-Martin-des-Apindji. Les deux personnalités ont dû mobiliser leurs enquêteurs payés rubis sur l’ongle pour dénicher le traître qui serait venu parler aux confrères. Face à notre directeur de publication, l’un des enquêteurs est même passé à table pour confirmer qu’à l’avant-veille du conseil provincial du PDG à Lambaréné, celui qui se fait passer pour l’ennemi héréditaire de Rao à Lambaréné, Martin Mabala, avait mis à la disposition du mollah Ogouma son personnel sulfureux dont le trublion Ibala. Admirez la rime avec Mabala !
Nous avons également appris que suite à leur prise de contact, Ibala a rencontré nuitamment le mollah Ogouma en début novembre 2017, derrière la mission catholique Saint François-Xavier de Lambaréné (la résidence du mollah n’est pas loin de là). C’est lors de cette satanique nuit dans un lieu saint que les deux hommes ont échafaudé des plans pour humilier Rao, même pour l’atteindre physiquement. Après une heure d’entretien, les deux hommes se séparent et Ogouma donne ensuite ses impressions au vicomte qui donne son quitus. Le nouveau djihadiste, avant de quitter le mollah, exige pour le sale boulot que lui et ses hommes s’apprêtent à faire avec des risques de mort d’homme (la sécurité du président de l’Assemblée nationale de l’époque pouvant ouvrir le feu afin de protéger l’autorité), des garanties judiciaires, financières et un job. Le mollah donne son accord. Il est même allé plus loin en promettant à son nouveau djihadiste qu’en cas de mort d’homme, le combattant tué par les hommes de l’infidèle Rao ira au ciel où Allah l’attend pour lui offrir 40 vierges en guise de récompense pour son sacrifice. Et pour montrer sa bonne foi, le mollah ouvre son turban où il avait soigneusement dissimulé un petit pactole de 400 000 F qu’il aboule au chef des djihadistes de Grand-village à Lambaréné. La suite, nous la connaissons. Le jour du vote, l’urne a été cassée par un employé des impôts managé, semble-t-il, par Ibala. Notre source affirme aussi que c’est dans un des bolides cylindrés du mollah que les deux djihadistes maquisards ont quitté nuitamment la ville de Lambaréné pour une planque à Libreville.
Dans son rendu, le Directeur de publication du journal « LeMbndja« , parlant de sa rencontre avec l’un des hommes de main d’Ogouma, écrit, suite au deal qui lui ai proposé : « Si tu nous donnes les noms, je ferai tout pour qu’Ogouma soit généreux avec toi qui es son petit frère. Il m’a personnellement dit l’estime qu’il te porte et ne comprend pas pourquoi tu t’en prends à lui dans ton journal. D’ailleurs lui-même m’a dit que la fuite ne pouvait venir que de deux personnes, soit Ibala a parlé, soit c’est Emile Boulingui Koumba, lui aussi un homme de Martin Mabala, qui aurait rédigé l’article. Il vous soupçonne Emile et toi d’être très proches…».
Nous avons appris que le directeur du journal « Le Mbandja » aurait coupé court à ce débat en affirmant que l’article n’émane pas de lui, mais de l’un de ses collaborateurs. Il ne peut donc ni accuser Ibala, encore moins son confrère Emile. Quant à la volonté de générosité du mollah, il s’en tape. « Voilà ! Je vous laisse une petite enveloppe, c’est 200 000 F pour le carburant. C’est un geste personnel pour avoir pris de votre temps », a dit l’enquêteur du mollah. Réponse de Guy Pierre : « Merci du geste, mais mon réservoir est plein déjà vu que je remonte bientôt sur Libreville. Je pense que le petit Ibala en aura certainement besoin. Rapproche-toi de lui ».
Cependant, à l’allure que prend cette sulfureuse affaire, le petit Ibala et ses jeunes lieutenants ne doivent désormais dormir que d’un seul œil. Le mollah, encore moins le vicomte de Saint-Martin-des-Apindji, ne sont pas des enfants de chœur. Ils peuvent rapidement avoir des bricoles et se retrouver ad patres !

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