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Lutte contre le Covid-19 : La souricière policière du rond-point de Nzeng-Ayong

Il était difficile de circuler au niveau du rond-point de Nzeng-Ayong le vendredi 15 mai 2020. La police du commissariat éponyme a tout simplement installé une souricière sur les lieux, afin de happer les automobilistes qui s’y aventuraient avec un passager assis au siège avant. Le Directeur de publication du journal « Le Mbandja » en a fait l’expérience, malheureusement à ses dépens.

L’amateurisme est la chose la mieux partagée pour l’actuel gouvernement des amateurs du juge Julien Nkoghe Bekale dont nombreux demandent actuellement le départ suite à un bilan plus que lamentable de la lutte contre le Coronavirus.

Primitivement, plus précisément lors de la mise en place de l’état d’urgence, le ministre de l’Intérieur avait pris un texte sur les mesures barrières concernant les automobiles, aussi bien en ce qui concerne les transports en commun que les particuliers.

Il semble qu’après la levée de l’état d’urgence, le ministre des Transports aurait pris un autre texte, celui-ci interdit formellement aux particuliers d’installer un passager à côté du chauffeur, fut-il son épouse ou son fils. C’est sur la base de ce précieux document dont de nombreux usagers n’ont pas entendu parler, que l’unité de police du commissariat de Nzeng-Ayong va mettre de nombreux compatriotes en danger avec des risques de propagation de Covid-19.

En effet, au lieu de faire dans la pédagogie, les policiers stoppaient tout véhicule ayant un passager assis à côté du chauffeur, lui demandait de donner ses papiers, non sans lui faire passer un sale quart d’heure ponctué de blâmes et de mépris, avant de lui demander de se pointer au commissariat de Nzeng-Ayong, à la porte 4.

A la fameuse porte 4, se trouvait un capitaine tortionnaire qui, dès votre arrivée, vous passait un savon avant de vous orienter chez le chef de poste. Ainsi, le dossier de votre véhicule passe entre plusieurs mains avant de vous être restitué…

Voilà comment, de manière volontaire, parfois avec un esprit de cupidité, la police du commissariat de Nzeng-Ayong participe à la propagation du Coronavirus, surtout au moment où le 6ème arrondissement de Libreville qui comprend ledit quartier, est identifié comme l’arrondissement le plus infecté du Gabon.

Victime lui aussi de cette de la police, Guy Pierre Biteghe, Directeur du journal « Le Mbandja » s’est fait inondé d’injures par le capitaine tortionnaire de la porte 4. Son crime ? Avoir installé un proche au siège avant de son véhicule. Cet acte semble-t-il est impardonnable venant d’un journaliste.

Lambert Noël Matha gagnerait donc à sensibiliser ses éléments en leur demandant de faire plus dans l’éducation, la sensibilisation, la prévention et non la répression aveugle. En quoi le fait d’être dans son véhicule avec un membre de sa famille assis à l’avant du véhicule peut être un facteur de propagation du Coronavirus. Par contre, le fait pour les policiers de prendre les papiers du véhicule pour les restituer au chauffeur dans un commissariat, ne peut qu’alimenter la propagation du Coronavirus.

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