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République des humiliations/Terrorisme et carnage d’Etat à Mékambo : Honteuse violence d’Etat !

Les images devenues virales sur les réseaux-sociaux, de la dépouille d’un éco-garde allongée derrière un pick-up ont voyagé vers les 5 continents mettant le Gabon sous les feux des interrogations. Mais selon des témoins, la violence du gouvernement vers les populations désespérées de Mékambo dans le département de la Zadié (Ogooué-Ivindo) a causé plus de trois morts le week-end dernier, de nombreuses arrestations et de blessés. Ainsi, le gouvernement a pris la lourde décision de donner une réponse politique et militaire à un problème sociétal et écologique. Condoléances à (aux) familles du (des) défunt (s).

Au-delà du jeune éco-garde qui a perdu la vie à Mékambo, victime de la colère d’un agent pédagogique, un élève de classe de la terminale qui préparait son bac, fils semble-t-il, du tireur de l’éco-garde, aurait été lui aussi touché par une balle vengeresse des forces de l’ordre. Ensuite, un autre compatriote civil prendra aurait aussi une pris une balle venant des forces de l’insécurité du régime. Voilà le bilan en termes de morts du week-end dernier à Mékambo…Pensée pieuse à ces trois compatriotes passés outre-tombe. C’est là, le triste bilan d’une crise où le gouvernement a choisi visiblement de prendre fait et cause pour les éléphants, ses éléphants, au détriment des populations. En même temps, il a voulu envoyer un signal fort envers les autres populations du Gabon, que s’en prendre aux éléphants d’Ali Bongo et Lee White, est un crime passible de la peine de mort. Mais de tous ces morts, les éléphants ont-ils pleuré ? Se sont-ils émus ?  Non ! En tout cas, les pachydermes, à l’heure qu’il est, sont en train de piller d’autres plantations à travers le Gabon. Semant parfois la mort des chasseurs qui croisent leurs chemins.

Le comble c’est que, mêmes les membres du bureau du Collectif qui ont protégé le Préfet de Mékambo du lynchage public, ont été violemment interpellés dans la nuit de vendredi à samedi dernier par les éléments de la gendarmerie venus de Makokou, en renfort de la gendarmerie départementale de Mékambo. Arnaud Sinandong, Arnaud Makoutou et les autres ont pourtant agi pour une cause juste. Mais c’était prévisible que le gouvernement et son armée agiraient ainsi. A toutes les crises que le pays traverse, le régime a toujours apporté une réponse militaire et criminelle. Même le simple fait de taper sur une casserole donne la mort au Gabon…Il faut semer la peur dans les esprits par l’instauration d’un régime de terreur. La particularité ici, est que pour la première fois au Gabon, la mort a frappé les deux camps. IL faut donc s’inquiéter. Nous apprenons ainsi, que les forces de l’insécurité du régime ne se seraient pas fait prier pour casser les portes de la maison d’Arnaud Makoutou à Bangui et commis quelques exactions lors de l’arrestation des membres du Collectif du mouvement contre la mort par la faim et agression physique des éléphants. Comme on le voit, le gouvernement, son armée et sa population d’éléphants n’ont pas d’autres modes de gestion que « le terrorisme d’Etat« , faire peur, terroriser en portant le treillis et la kalachnikov, afin de maintenir les populations clouées sous la terreur. Pourquoi terroriser les Mékambois qui ne demandent qu’à bien vivre sur la terre de leurs ancêtres ? Non, Le Gabon ne doit pas être regardé avec le seul prisme forêt, il y a des populations humaines qui doivent vivre heureux sur ces terres qui sont leur héritage ancestral.

Depuis longtemps, les mékambois attendaient et attendent que l’armée gabonaise ou que le ministère de la Défense nationale soient diligent à protéger une partie de notre territoire, proche du village Ikata, où nos frères du Congo ont implanté leur drapeau. Oui le drapeau congolais flotte bien sur les terres du Gabon et nos frères du Congo exploitent paisiblement de l’or. L’or du Gabon et tuent copieusement les éléphants d’Ali Bongo et de Lee White. Ceci, sous le silence coupable et complice de l’ONG WWF Gabon, Conservation Justice, et l’ANPN, n’ayant, d’yeux que pour les milliards de Francs CFA venant des organisations Internationales de protection de la nature.

A Mékambo, il n’y a ni route, ni hôpitaux, ni infrastructures de bases, ni entreprises. Les populations vivent du souffle de Dieu, mais aussi des plantations et la transformation des produits agricoles.

Ces arrestations et ces morts, sont une erreur. D’abord du point du vue politique, 2023 est nos portes. C’est aussi une erreur de gestion de crise sociale car cela ne calmera pas les revendications contre la « République des humiliations et des éléphants » que le régime veut  instaurer. Les pires extrémismes naissent malheureusement de ce genre d’agissements humiliants.

Omar Bongo est vraiment mort. En son temps, pareil dossier aurait tout de suite trouvé un traitement géopolitique en faisant la part belle aux humains. C’est triste et honteux que des personnes âgées et des responsables locaux du pays, se fassent tabasser pour avoir réclamé un peu plus de sécurité pour leur vie. La violence d’Etat, faut-il le rappeler est l’art du politique qui n’a aucune proposition de sortie de crise. Comment pour une question écologique et sociétale, la réponse va-t-elle être militaire et violente ? Est-ce cela, La protection de la nature ?  La vérité est que le régime a profité de cet incident,  pour régler des comptes aux populations de Mékambo qu’elles veulent soumettre politiquement.

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