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Violences post-électorales 2018 à Ndjolé/Conférence de presse des représentants des familles des détenus politiques : La démocratie du PDG est toujours la meilleure !

Le mercredi 31 octobre 2018 à 13h 30, les représentants des familles des détenus politiques suite aux violences politiques survenues dans la ville de Ndjolé après le tripatouillage électoral du PDG étaient face à la presse à Libreville afin d’apporter des éclairages sur cette affaire, ceci avec le concours du ROLBG qui leur a prêté son siège situé au quartier Louis face à l’hôtel du nom éponyme. Une affaire de règlement de comptes politique où apparait la main noire de Denise.

Le 06 octobre 2018, le Gabon organisait ses premières élections législatives et locales couplées. A Ndjolé, chef-lieu du département de l’Abanga-Bigné, le PDG croisait le fer, aux locales, avec un indépendant, Dieudonné Daltry Nang Eko. Denise Mekam’ne, actuel ministre de la Santé, qui pilote la liste PDG est également candidate aux législatives. Si elle s’en est sortie aux législatives, en revanche, la liste du PDG a pris une sévère raclée aux locales. Les populations de Ndjolé, particulièrement les électeurs du mythique quartier de Bingoma, n’ont pas fait de détail en votant massivement et lourdement pour la liste indépendante de Daltry. Non contente du résultat, l’équipe du PDG, soutenue par certains gendarmes et le CGE local, a mis le feu au bâtiment qui abrite l’hôtel de ville et qui servait de siège au CGE afin d’effacer à jamais les vrais résultats afin de faire porter le chapeau au candidat indépendant et à son équipe.
La suite nous la connaissons. Les gendarmes ont organisé des rafles au quartier Bingoma et transféré leur butin à Lambaréné où les prévenus y sont toujours détenus, Denise supervisant elle-même les opérations. Du côté de Libreville, Massard Kabinda, alias Etienne Makaga (celui-là même à qui notre confrère et actuel président de la HAC, Raphaël Ntoutoume Nkoghe, avait mis mangamba 80 jours dans son propre bureau et devant ses généraux), a ordonné à Daltry de se présenter à Gros-Bouquet chez les gendarmes. En réalité un guet-apens dont seul cet otangani a le secret pour amener Daltry à aller se livrer directement chez ses bourreaux. Les gendarmes l’ont mis aux arrêts et le procureur de Libreville en a fait ses choux gras. Son zozo sera de courte durée, car Ali Bongo a demandé à ce que tout le monde soit transféré à Lambaréné.
Aujourd’hui, Denise se rend compte que non seulement elle est allée trop loin, jusqu’à impliquer ses collègues du gouvernement dont le ministre de la Défense et celui de la Justice. Selon nos informations, Ali Bongo, avant son voyage pour l’Arabie Saoudite, suivait personnellement ce dossier dont plusieurs personnalités risquent d’y laisser des plumes en commençant par Denise himself.
De son côté, le ROLBG, qui prend parti pour les victimes, n’en démord pas : « Devant la gravité de ces atteintes aux droits de l’Homme et, singulièrement aux droits civils et politiques des citoyens gabonais, le ROLBG condamne avec fermeté toutes ces injustices et abus de pouvoir qui font du Gabon une véritable République bananière et consacre le règne de l’arbitraire.
Nous appelons les dirigeants à respecter la souveraineté des peuples à disposer d’eux-mêmes, à libérer sans conditions tous les compatriotes détenus à ce jour ; à respecter la démocratie et l’Etat droit », a dit Georges Mpaga, président national du ROLBG.3

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