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Aminata Nzamba, à la belle étoile à l’aéroport de Libreville, victime de la cupidité des services du tourisme.

Aminata Nzamba, épouse Ondo Mendogo, communicatrice, membre de la société civile et présidente du syndicat national des professionnels de l’audiovisuel public (Synapap), vient de passer la nuit de ce jeudi 27 janvier 2022, à la belle étoile à l’aéroport de Libreville alors qu’elle rentrait d’un court séjour à Ndjaména, au Tchad, où elle a pris part à la conférence de la sous-région francophone sur la paix et la sécurité. Une affaire où se mêle cupidité et abus de pouvoir.

Arrivée de Ndjaména le jeudi 27 janvier 2022, autour de 16 heures, où elle a séjourné depuis le lundi de la même semaine, Aminata Ondo, à l’aéroport de Libreville, va remplir toutes les formalités relatives à son entrée dans son pays le Gabon. Malgré la présentation d’un test Covid négatif effectué la veille au Tchad, avec une validité de 72 heures, le service du tourisme, encore appelé service de veille de la quarantaine, après avoir pris son passeport en otage, va lui demander d’effectuer un autre test à 20 000 fcfa, séance tenante. Une fois le test effectué et voulant récupérer sa pièce d’identité, il lui sera signifié par le responsable dudit service qu’elle doit embarquer dans un bus en stationnement pour une quarantaine de cinq jours dans un hôtel agréé. A partir de ce moment, Aminata demande si le résultat du test qu’elle vient d’effectuer est déjà disponibles, comme elle a pu l’avoir en cinq minutes au pays de Déby ? Si oui, quel en est le contenu ? Mais surtout elle signifie à ce responsable qu’elle ne dispose pas de moyens financiers conséquents pour ce séjour obligatoire dans un établissement hôtelier de la place et opte pour se mettre en isolement à son domicile.

Toutes ces interrogations et propositions vont être balayées du revers de la main par notre grand chef du tourisme malgré la médiation des gendarmes de l’aéroport, arguant qu’Aminata lui a manqué de respect et que pour cela, il veillera à ce que, coûte que coûte, la syndicaliste aille en quarantaine. A croire qu’il lui réserve un funèbre dessein dans cet endroit isolé. Une obstination inquiétante qui définitivement finira par convaincre Aminata de na pas partir de l’aéroport où elle se sent désormais plus en sécurité.

Une investigation menée auprès de certains voyageurs qui ont effectué le même vol que l’épouse d’Ondo nous a menée vers un sujet malien venu accueillir sa belle-sœur. Cette dernière, qui comme Aminata a dit ne pas avoir les moyens d’un séjour à l’hôtel a négocié le contournement de cette obligation gouvernementale par le déboursement de la somme de 30 000f cfa, qu’a dû apporter le beau-frère, qui d’ailleurs était d’avis qu’Aminata n’avait qu’à payer le même montant et rentrer chez elle.

En effet, certains compatriotes ont trouvé en la pandémie du Covid un moyen facile et rapide de s’enrichir, même si ça doit passer par les humiliations et la spoliation de leurs prochains. Voilà la triste réalité de la gestion de la Covid chez nous au Gabon, mais à laquelle le gouvernement fait obstinément la sourde oreille.  Et c’est peut-être là le nœud du problème, enrichir un groupuscule d’individus à l’aéroport de Libreville ou dépenser des centaines de milliers de francs dans un séjour hôtelier obligatoire et non justifié. Deux options que Aminata Ondo rejette et préfère passer les cinq jours de quarantaine dans le hall de l’aéroport de Libreville.

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