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Disparition mystérieuse des élèves du CES d’Akébé/La réaction tardive du procureur : Comme une volontaire de taire l’affaire…

C’est seulement le 11 juin 2018, soit deux semaines plus tard après le drame signalé le 26 mai 2018, que le procureur de la République de la junte, Steeve Ndong Essame Ndong a réagi, finalement au nom de la junte et non pour la manifestation de la vérité, sur la disparition de plusieurs élèves du CES d’Akébé entre les plages du Tropicana et du Lycée Mba (en réalité des lieux de dépôt ou de découverte des corps sans vie des victimes).

N’eut été le rapportage de la chaine internationale française TV5 et le « bruit » des parents, le parquet et le gouvernement de BOA n’allaient pas réagir suite à la disparition signalée d’un groupe (selon des sources, 8 ou 15) de jeunes élèves, victimes des escadrons des crimes rituels à la solde des tenants du pouvoir.

Dans ses interventions (Gabon 1ere et l’union), le procureur de la République avait estimé que « d’après des témoignages concordants, recueillis au cours de l’enquête de voisinage, les trois premières victimes faisaient partie d’un groupe d’élèves du CES d’Akébé qui se baignait, dans l’après- midi du 25 mai 2018 à la plage du Tropicana ». Et donc il n y avait que « quatre décès par noyade sont à déplorer ». De plus, il s’est attaqué à la presse d’opinion écrite et en ligne, grâce à qui cette affaire a été portée à l’attention du public pour exiger la vérité. Il a en effet selon lui « dénoncé » les « informations tendancieuses visant à manipuler l’opinion publique sur ce drame », non sans dire, en filigrane que les parents n’étaient pas moins responsables (l’union).

Un parquet à la rescousse perpétuelle du régime…

S’il n’avait pas été nommé procureur de la République par BOA, l’on se demande si Essame Ndong Essame aurait eu la même attitude quasi désinvolte et indifférente à l’égard de ce qui de loin ressemble à des crimes en série perpétrés à des fins inavoués sur des jeunes innocents qui ont eu tort d’avoir été au mauvais endroit au moment alors que les escadrons de la mort à la solde des abonnés au crimes rituels étaient à la recherche des victimes. Les nominations dans ce pays ont ce ci de particulier qu’ils sont essentiellement politiques et de facto « obligent » les impétrants à changer, au mépris de la morale, des valeurs, de l’humanisme, de l’esprit républicain pour se réduire à servir les intérêts bassement sordides ou égoïstes de ceux qui les ont promu. La partialité du parquet de la République dans toutes les affaires qui touchent le régime (élections, troubles à l’ordre public, crimes rituels, machinations politiques diverses contre les opposants) saute tellement aux yeux du plus grand nombre des Gabonais et des chancelleries occidentales. Ce qui ridiculise notre Justice et la fait perdre toute crédibilité aux yeux des citoyens et de la communauté internationale.

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