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Entourloupe politique au Gabon : Mborantsuo fait une fleur aux bandits de l’UN

Le visage du banditisme politique au Gabon.

Afin de mettre fin au banditisme politique de Paul Marie Gondjout et apparentés, la direction de l’Union nationale, qui avait fini par les exclure, avait saisi par erreur la Cour constitutionnelle. Au lieu de se déclarer clairement incompétente, car il s’agissait de constater la déchéance du mandat des élus locaux de ce parti, ce qui est du ressort du tribunal administratif ou du Conseil d’Etat, la tour de Pise les a plutôt orientés vers le ministère de l’Intérieur. Ce qui sera tout de suite interprété par la presse du régime comme une victoire de leur nouvel allié Paul Marie.

A lire les alliés de Paul Marie, la cour, via sa décision, a constaté l’existence des tendances au sein de l’UN. Selon un conseiller membre de la cour que nous avons interrogé, il n’en est rien : « La Cour a tout simplement voulu dégager sa responsabilité dans ce dossier en demandant aux plaignants de se rapprocher de la tutelle des partis politiques. Elle n’a donc pas pris parti ». Voilà qui est clair. Paul Marie n’a rien gagné pour le moment, car les responsables de l’UN vont se retourner vers le vrai interlocuteur, non pas en contestation de la dissidence, mais bien pour constater que le parti a pris un acte administratif visant à exclure de ses rangs des militants disposant d’un mandat local du parti. Leur exclusion signifiant la perte du mandat, la juridiction (le juge administratif est seul compétent pour le contentieux local) compétente prendra acte et comme cela se fait, le ou les militants suivants sur la liste, vont pourvoir aux postes laissés vacants. Il n’est donc pas nécessaire de provoquer une tempête dans un verre d’eau. Le président du parti est bel et bien Paulette Misssambo. Paul Marie le sait pour n’avoir pas non seulement contesté le résultat du vote, avouant de fait qu’il a été battu à la régulière, mais aussi a eu l’élégance de féliciter son bourreau (le rapport général du congrès déposé au ministère de l’Intérieur faisant foi) avant de se raviser, certainement qu’on lui aurait relevé les bretelles là-bas. Suivez notre regard..!
C’est pour avoir créé leur parti que Paul Marie et ses hommes ont été exclus de l’UN. Ils ne peuvent donc plus se réclamer de ce parti ou jouir d’un mandat acquis au nom de ce parti. Mais, quoi qu’il en soit, Paul Marie, pour qui beaucoup avaient du respect, vient de donner la preuve qu’il fait honte à l’opposition. Il n’est donc pas un vrai démocrate, mais plutôt un suppôt du régime. En croyant qu’il est en train d’affaiblir sa primitive chapelle politique au bénéfice du régime, l’homme joue gros, car il sait ce que Montesquieu pense « des collabos au soir de la libération… » En tout cas, personne ne les embrasse à la bouche…

Laurent Lekogo

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