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Expulsion imminente du Gabon de Brice Laccruche Alihanga : affaire de bandits se règle en bandit !

Brice Laccruche Alihanga, de la lumière…

Lorsque, il y a quelques semaines, nous écrivions que BLA allait bientôt être expulsé du Gabon pour faux et usage de faux documents administratifs, une certaine presse, se réclamant de Nourreddin, était tombée à bras raccourcis sur notre directeur de publication, le traitant de tous les noms d’oiseaux. Et pourtant, en suivant cette parodie de justice, plus rien ne peut s’opposer aujourd’hui à cette procédure qui suit son cours et va bientôt rebondir devant le juge correctionnel où l’expulsion sera actée.

L’affaire Brice Laccruche Alihanga (BLA) contre le ministère public avait été appelée devant la Cour de cassation le 17 septembre dernier pour une mise en délibéré le mercredi 22 septembre. Un délibéré écrit d’avance et dont nous connaissions déjà l’issue. Il était 10h lorsque le juge de la Cour de cassation a rendu son verdict :  » La cour, par ces motifs, rejette le pourvoi formé par Brice Laccruche Alihanga le 17 juin 2021 contre l’arrêt rendu le 15 juin 2021 par la première chambre correctionnelle de la cour d’appel de Libreville ».
Vu l’article 567 du code civil, la cour de cassation le condamne à une amende civile de 50 000 Fcfa, renvoie la cause et les parties devant le premier juge« . Autrement dit, BLA sera jugé devant le tribunal correctionnel de Libreville dans les prochains jours pour « faux et usage de faux« . Il sera reconnu coupable et condamné à quitter le Gabon avec interdiction d’y mettre les pieds pendant une durée de 20 ans. Cette décision avait été écrite à la présidence de la République pour contourner le motif pour lequel BLA avait été arrêté et jeté en prison avec ses proches, à savoir, détournement de fonds publics en bande organisée. Depuis que nous avons fait fuiter l’info, Nourreddin est dans tous ses états, car pas grand-monde n’était au courant de ce plan machiavélique. Qui est donc la taupe qui a informé Le Mbandja ? En dehors du flou de la suspicion, personne n’a formellement été identifiée pour le moment. Mais, chez le prince héritier, on est désormais certain d’une chose, il y a des taupes dans son entourage immédiat qui alimentent notre rédaction.
La question que de nombreuses personnes se posent est de savoir pourquoi BLA n’est pas jugé pour le motif qui l’a conduit en prison. Simple. Selon nos enquêtes, BLA a effectivement été auteur de détournements en bande organisé. Mais il s’agit, selon des fuites au niveau des enquêteurs, de deux types de « bande organisée ». La première bande est celle composée de proches de BLA dont certains séjournent avec lui actuellement en prison. Combien ont-ils volé et où ? Difficile à prouver, surtout avec la complicité de BLA. En effet, si Renaud Allogo Akoué a détourné à la CNAMGS, difficile de prouver qu’il a partagé son magot avec BLA, car aucune preuve n’existe. Idem pour Tony Ondo Mba. Par contre, BLA aurait frappé les fonds pétroliers occultes qui revenaient aux Bongo. On parle même de détournement de pétrolier entier…
Dans l’autre « bande organisée », BLA aurait effectué des détournements avec des personnalités influentes du régime, y compris certains de ceux qui organisent actuellement son expulsion. C’est ceux-là qui ne veulent pas que leur nom soit cité à la barre. D’où la décision d’expulser BLA en le jugeant pour un motif autre que celui pour lequel il se trouve en prison et de le chasser du Gabon une fois que la décision, déjà écrite, sera rendue.

…à l’ombre d’un régime qu’il a pourtant sauvé.

BLA mesure ainsi au grand jour la capacité de nuisance de ses amis d’hier. Cet homme a travaillé et œuvré pour que le régime ne tombe pas lorsqu’il vacillait suite à l’AVC de l’enfant-roi et à la volonté de nombreux acteurs, dont Etienne Massard Kabinda et Lambert Noël Matha, à s’emparer du pouvoir. Des ambitions que nourrissait également la bande à Emmanuel Issoze Ngondet… C’est cet homme-là qui, aujourd’hui, ne serait plus Gabonais et aurait fait usage de faux de documents administratifs. Mais lorsque Sylvia et son époux l’ont nommé directeur de cabinet, n’ont-ils pas demandé aux services de renseignements de faire leur boulot ? Lamentable ! Traiter de cette façon quelqu’un qui a sauvé un régime, se faire juger par un régime qui lui doit sa survie relève de la démagogie, du cynisme et de l’hypocrisie politique et est vraiment honteux. Mais ne sont-ils pas nés avant la honte ? Quoi qu’il en soit, le feuilleton judiciaire BLA et les Bongo est loin de livrer son épilogue. Même si l’expulsion est inéluctable. Depuis Marseille, BLA gardera toujours une capacité de nuisance.
Remettons nous aux beaux souvenirs de la campagne présidentielle de 2016, de passage à Makokou en août de cette année-là pour le meeting du candidat Jean Ping, Casimir Oyé Mba, paix à son âme aura ces mots :« Nous sommes venus vous dire que celui qui est là aujourd’hui, dont certains ont pu penser, en 2009, qu’il pouvait faire l’affaire parce qu’il avait des supposés liens de parenté avec Omar Bongo. On pouvait penser que le petit-là pouvait faire quelque chose. Mais ça fait sept ans qu’il est là. Au bout de sept ans, on est en train de constater qu’en réalité, il ne peut rien faire. C’est pour cela que moi j’ai décidé depuis 2009, de me mettre contre lui. Je me mets contre lui parce qu’il n’est pas capable de porter notre pays. Je n’ai jamais été président de la République. Mais j’ai côtoyé des présidents et en particulier, le président Omar Bongo. J’ai été au gouvernement de longues années à côté de lui. Je vous assure, c’est une fonction extrêmement exigeante. Et un jouisseur comme Ali, un médiocre comme Ali, un paresseux comme Ali, ne peut pas porter un pays… » Comment s’étonner que des hommes comme Maixent Accrombessi ou BLA aient réussi non seulement à le marginaliser, mais mieux, à diriger ce pays à sa place.

 

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