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Libre propos : Adresse aux patriotes du Gabon

Chers compatriotes,

J’ai choisi de twister les mots et de révéler certains faits pour qu’un jour, nos enfants sachent ce que certains ont été ; ce que d’autres ont obtenu et ce que nous avons fait du Gabon

Voici plus d’une trentaine d’années (1990-2022), que je publie des textes dans les journaux Gabon Libre, L’Union, La Flamme et présentement Le Mbandja. Depuis le commencement, j’ai pris le pli de vous adresser d’audacieuses et fraternelles adresses en vous priant de bien vouloir y porter une attention soutenue, suivie d’une véridique et franche introspection sur notre vivre ensemble; même si, comme moi, vous avez conscience et connaissance de tout ce que je décris et dénonce.

Sans haine et sans passion, j’ai fait le choix de donner à mes publications un contenu patriotique avec un ton parfois très critique à l’endroit des gouvernants de l’Etat gabonais ; tout en leur proposant des pistes de réflexion pour engager de robustes actions améliorantes et transformatrices des misérables cadres, moyens et conditions de vie de la majorité de nos compatriotes.

A ce jour, rien de significatif n’a été entrepris par les PéDégistes-Rénovateurs et Emergents pour un ajustement et un redressement susceptibles de conduire à l’amélioration de cette situation. Au regard du contexte socio politique, socioéconomique et financier actuel, et en ma qualité de citoyen libre qui jouit de tous ses droits civiques et civils, de toutes ses facultés morales et intellectuelles ; je me mets en demeure, à l’approche de l’événement majeur qui cause toujours du tort à notre vivre en harmonie, d’exciter, une fois encore, l’intelligence et le courage de la catégorie des gabonaises et des gabonais, en colère, qui aiment le Gabon sans calcul, et qui croient qu’il est encore possible de recourir aux valeurs et aux principes nobles pour le transformer en le réformant. Certes, à travers le monde entier, des simples gens et des hommes d’Etat et d’affaires guidés par l’égoïsme, l’avarice et l’imposture ont opté pour le parjure, la violence, l’enrichissement facile en maintenant les peuples dans la précarité.

L’élection présidentielle de 2016 a accouché de la crise post-électorale la plus meurtrière de l’histoire du pays, à laquelle s’est  ajoutée, par extraordinaire, la maladie d’Ali en 2018. Cela a eu un effet catalyseur de déstabilisation de la société et l’accélération du désordre institutionnel que les émergents au gouvernement ont transformé en slogan baptisé Programme d’Accélération de la Transformation  (PAT). Depuis cette période (2016-2018), le Gabon est englué dans une anarchie indescriptible qui oblige et impose une véritable Réforme faite des pratiques et des méthodes de bonne gouvernance conduite par une nouvelle équipe de patriotes après la présidentielle de 2023 (si elle se tient). La gravité de la situation de blocage du Gabon est confirmée par les multiples dysfonctionnements qui transparaissent dans le désastreux fonctionnement de toutes les Institutions officielles.

Le Parlement qui est censé représenter et traduire en lois et actes les intérêts et les desiderata des populations n’est plus que la caisse de résonance de la voie de ces maitresses. Il est composé de vénaux opportunistes qui sont disposés à tous les marchandages ; jusqu’à voter les lois contraires aux us et coutumes du pays : à l’exemple de la loi sur la dépénalisation de l’homosexualité. Les futurs dirigeants du Gabon devraient inscrire la réduction du nombre des parlementaires en les répartissant en fonction du nombre d’habitants natifs et ou originaires de chaque localité du pays ; puis introduire dans la loi ma proposition relative à la ‘’Résidence Electorale’’ qui consiste, pour tout gabonais en âge de voter, à choisir son permanent et durable lieu de vote ; sauf en cas de situation exceptionnelle.

C’est ici et maintenant que la Cour Constitutionnelle doit devenir l’Institution la plus prestigieuse d’entre toutes. Hélas, elle est encore malheureusement la plus honnie, détestée, vilipendée et impopulaire de la République. Une partie de l’opinion publique et politique la qualifie de Tour de Pise pour moquer ses délibérations et traduire son dégoût. Gageons qu’elle nous réserve une heureuse surprise qui la ramènerait  à la raison, à la vérité et à la justice. Pour sûr, le rétablissement de la confiance, l’atténuation de la crise généralisée actuelle et la nécessaire réconciliation nationale passent par le retour de la Cour constitutionnelle aux fondamentaux qui sont le respect de la Constitution, l’application et la lecture du droit, la transparence électorale et en définitive la reconnaissance du pouvoir souverain du peuple en validant  et en légalisant ses choix électoraux.

Le Gouvernement et ses Hautes Administrations sont les pans du pouvoir Exécutif qui concrétise parfaitement le pouvoir discrétionnaire du président de la République qui nomme les ministres et les hauts fonctionnaires des administrations civiles et militaires. Il est notoirement établi qu’il y a, dans toutes les équipes gouvernementales et administratives de tous les Etats du monde, un pourcentage de vauriens. Parmi les membres du gouvernement, les responsables administratifs et militaires, les dirigeants des entreprises publiques gabonaises on peut estimer le nombre d’incompétents entre 30 et 45 % qui résultent soit du favoritisme, soit d’un médiocre casting.    

Les Pouvoirs militaire et judiciaire. Ici, on pourrait se demander si les magistrats, les avocats et les autres hommes de loi africains, gabonais et du monde ont appris le même droit ; tellement sa compréhension et son application sont divergentes et restrictives par les juristes suivant les Etats. C’est vrai que la justice des hommes, rendue aux hommes par d’autres hommes, est difficilement objective et impartiale à cause de la nature intrinsèque de l’humain qui est faite d’un mélange de sentiments affectifs, de rancœurs, de haine, de volonté de revanche ; des goûts et de besoins divers et variés qui le rendent vulnérable et faible face aux menaces, aux pressions et à la puissance du pouvoir de l’argent.

Depuis des décennies, la justice est rendue dans les Etats noirs sur le modèle occidental : elle est aux ordres. Il en est ainsi des anciennes colonies anglophones et francophones qui ont hérité des pratiques juridiques et judiciaires de leurs anciens colonisateurs. Partout, les peuples souffrent de ne plus avoir confiance en leurs institutions judiciaires parce que le vice et la vénalité ont pris le dessus sur la vérité et le bon sens, sur le sens de l’honneur et la logique. Toute justice qui honore et encense le vice attriste le peuple et immole la vertu.

L’observance des droits humains veut que tout individu mis aux arrêts soit traité dignement. Pourquoi les agents chargés de l’ordre, des enquêtes et de la surveillance des détenus torturent-ils les citoyens incarcérés. Ce comportement s’explique aussi par des recrutements fantaisistes, anarchiques, de faveur et du manque de formation adaptée à chaque corps habillé.

Si l’on veut donner l’exemple en sanctionnant ; alors il faut châtier tous les contrevenants : faussaires, criminels, violeurs, voleurs de l’argent public et voleurs des élections. Les procès qui se tiennent depuis des semaines à Libreville ont clairement confirmé qu’il y a deux types de justiciables : ceux qui paient par condamnation et ceux qui sont épargnés et demeurent libres. Mais, que l’on vole cent millions ou dix millions, on a volé, on est voleur… Qui vole un œuf volera un bœuf.

Patriotes. Notre pays est sous Occupation. Les puissants mafieux de l’étranger et de l’intérieur ont décrété et programmé la disparition du peuple gabonais en faisant main basse sur tous les secteurs économiques vitaux, stratégiques et sur l’Etat : l’alimentation, la santé, l’enseignement, la forêt, l’or, les mines, les télécommunications, le bâtiment, le commerce, les banques, la religion, les terres et l’agriculture…la présidence de la République et tous ses démembrements sont sous le contrôle de la mafia.

Il est à craindre que tout cela prenne fin brutalement et violemment. La conclusion de cette adresse est, qu’à court ou moyen terme, chaque patriote doit s’attendre à tout. N’oubliez jamais que le Gabon est d’abord le patrimoine des Gabonais.

Guy Nang Bekale

 

One Comment

  • Akoma Mba dit :

    J’espère qu un jour les gabonais comprendront que les grands discours ne seevent à rien et que l’Appel dont le Gabon a besoin c’est un Soulèvement National et une Marche à mort pour chasser du pouvoir la Famille Bongo et leur bande d’assassins, de détourneurs et pilleurs!

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