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Des pratiques sataniques encore largement répandues

Rosalie Boko, Rosy de son nom de star, du groupe Vibration, après sa rencontre avec Jésus a, elle aussi, tout déballé à l’Eglise.

Les articles sur les réseaux sociaux abondent sur les cas des joueurs africains, et pas des moindres, qui ont sacrifié tant de choses dans leurs vies pour « briller » sur les terrains et « percer » comme les grandes vedettes mondiales (Messi, Ronaldo, Zidane…) dans le milieu du football. D’autres ont même trouvé la mort au détour d’une mésentente avec leur maître spirituel (non respect de contrat).

Au Gabon, les sélectionneurs qui sont passés à la tête de l’équipe de football gabonaise savent qu’il ne suffit pas d’avoir naturellement du talent pour figurer dans les sélections de l’équipe nationale du Gabon. On est loin, au regard des révélations de Shiva Star Nzigou, de simples affabulations ou mensonges inventés pour justifier ce que d’aucuns pourraient être tentés de qualifier «  d’échec »  de sa carrière. Bien au contraire. Le blindage des pieds contre les blessures, les simples protections contre les coéquipiers chez les pygmées, les marabouts sont le BA BA.

Il y a pire. Certains joueurs, pour briller en D1 nationale et  dans les Panthères, recourent à des pratiques mystiques ou adhèrent à des loges cabalo-mystiques : commande de chainettes, de talismans, d’autres apportent les totems ou reliques de leur famille ou sacrifient enfants ou parents, à l’instar des révélations de Shiva Star Nzigou dans sa désormais « ancienne vie », ou couchent avec des parents ou leurs propres enfants. D’autres vont sur les tombes de leurs défunts pour y effectuer des rituels ou faire des incantations. Pour s’assurer les bonnes grâces du dirigeant de leur club, certains joueurs doivent se défroquer et se faire prendre par l’arrière…

Tout en louant le courage de Nzigou Shiva Star,  il faut dire que la manière ou la forme n’était pas adéquate. Les conséquences seront terribles, surtout pour sa progéniture et ses proches qui se verront à jamais collés cette étiquette. Il aurait pu se rendre dans une Eglise où le secret de la confession est respecté ou suivre une thérapie auprès d’un psy. Il a certes obtenu un soulagement psychologique, mais il a créé un séisme autour de lui. Et c’est le plus terrible dans cette affaire.

Le fétichisme, ce mal qui ronge le sport-roi au Gabon

Les clubs gabonais mettent de l’argent pour la préparation mystique des matchs auprès des ngangas ou marabouts pour avoir toutes les chances de leur côté. Du coup, malgré leur talent, de très bons joueurs n’accèdent pas aux clubs professionnels faute de « parrain » ou de « maître spirituel » occulte. Nzigou Shiva Star n’est pas le premier à le faire. L’ex-chanteuse du groupe Vibration, Rosalie Boko, Rosy de son nom d’artiste, s’était aussi confessée en public dans une Eglise éveillée. Les homosexuels, elle les connait, elle a été dedans. Sa fille a été violée par son grand-frère…

Certains footballeurs loueraient même des cadavres dans des morgues pour faire des pratiques à la veille des matches ou pour aller en Europe ou en sélection nationale. Il existe à Libreville et chez certains grands maîtres spirituels des sites des temples dédiés à la recherche de la brillance dans le sport, mais aussi dans la musique. Ce qui se passe sous d’autres cieux (Cameroun, Congo, Côte d’Ivoire, Sénégal, Bénin…) est déjà très répandu au Gabon. Un marché existe, à l’image de celui des pièces détachées (organes humains), ici à Libreville. D’autres trempent leurs maillots dans les urines traitées par des sorciers pour jouer au football. Les résultats des stars gabonaises locales et internationales sont pourtant là : pas de distinction personnelle et, encore moins, pour l’équipe nationale ou les clubs gabonais en ligue des champions de la Caf. Pour les filles, plusieurs sont transformées en lesbiennes ou objets de joie des patrons ou encadreurs techniques des clubs pour y jouer. Au final, on les compte au bout du doigt ceux qui vont en Europe et réussissent. Le travail est sous-estimé par rapport à ces pratiques sataniques tant prisées. Après Nzigou, à qui le tour demain pour d’autres révélations autour des clubs de foot gabonais et de l’équipe nationale Les Panthères ?

 

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