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Lambaréné : Le personnel d’exécution d’Olam en grève

Dès l’heure du début du boulot et aussitôt arrivé au Complexe industriel de Lambaréné (Cil) à l’usine d’Olam, l’ensemble des agents d’exécution s’est donné le mot et s’est regroupé juste à l’entrée de l’usine afin d’observer un mouvement d’humeur.

selon les grévistes, c’est la non observation de règles interne qui favorisent les uns et défavorisent les autres quiest à l’origine de ce mouvement. Ils sont exacerbés d’être brimés et de voir leurs droits bafoués. Ils sont obligés de passer la vitesse supérieure et jouer la dernière carte. Selon une source proche du dossier des agents grévistes, ils ont, en date du 04 mai 2018, déposé un préavis de grève à la direction locale de la société à Lambaréné. « Le 04 mai de cette année, nous avons adressé une correspondance à la direction provinciale du travail, de l’emploi et de la main-d’œuvre du Moyen-Ogooué. Malheureusement cette lettre est restée sans suite. Devant cette frustration, nous sommes obligés de recourir aux dispositions de l’article 345 du code du travail qui disposent que le déclenchement de la grève doit être précédé d’un préavis déposé par le syndicat le plus représentatif du groupe des travailleurs en conflit ou, en l’absence de syndicat, par les représentants du groupe des travailleurs en conflit », a déclaré Madame Mouendou Estelle, déléguée du personnel d’exécution de la société Olam Lambaréné.
Les grévistes réclament, entre autres, l’augmentation de salaire, l’établissement du règlement intérieur de la société, l’assurance maladie à Ascoma, les décorations des agents, le soutien aux décès, le départ à la retraite, la rémunération des heures de nuit et des heures supplémentaires, le plan de carrière, le paiement des primes de panier et de production afin mettre fin à la discrimination entre les cadres et les agents d’exécution.
Il y a lieu de noter que cette frange du personnel est rentrée en grève à cause du bonus distribué par la direction aux agents cadres et de maîtrise de la même société. Il semblerait que ladite direction s’est vue récompensée pour ses bons résultats. Mais seuls les travailleurs cadres et les agents de maitrise ont été gratifiés entre 500 000 F et 1 500 000 F. Cet état de choses fustige la basse classe, c’est-à-dire les agents d’exécution alors que c’est eux qui abattent le grand boulot de nuit comme de jour. Ils sont au four et au moulin afin de sortir ces bénéfices qui, curieusement sont répartis entre la haute classe de cette société. C’est là le nœud du problème.
Informé de la situation, le président du syndicat Force ouvrière indépendante (Foi), Monsieur Jean Djembi Maganga, est venu soutenir ses adhérents au portail jusqu’à ce qu’ils soient reçus par le directeur du Cil est ses proches collaborateurs. La rencontre, qui a duré plus de deux heures d’horloge avec pour ordre du jour deux points, à savoir l’augmentation des salaires et le bonus de performance, s’est soldée positivement pour les travailleurs. La salle de conférence du complexe industriel de Lambaréné a servi de cadre à cette rencontre. Ladite rencontre a vu la présence du syndicat Foi, des représentants des agents d’exécution et de la direction du Cil suite aux revendications des salariés qui avaient pour toile de fond l’augmentation des salaires, le bonus de performance qu’ont reçu les agents de maitrise et les cadres.
Au terme des discussions, il ressort que la direction du Cil, ayant reconnu le bien-fondé des revendications, a fait remarquer que ce premier partage de bonus concerne les deux premières catégories citées plus haut. Par contre, pour le cas des agents d’exécution, leur tour sera organisé par le service des ressources humaines sur tous les sites d’Olam à partir du mois d’octobre 2018. Le directeur du dit site a pris l’engagement de faire anticiper pour ceux du CIL à partir du 10 juillet de cette année.

 

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