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Législatives 2018 au premier arrondissement de Lambaréné : Madeleine Berre à la quête du Be(u)rre électoral ?

Tâche difficile, pour ne pas dire impossible. D’abord parce qu’à Lambaréné (loin de nous l’idée de verser dans le tribalisme, même si, au Gabon, le fait tribal fait partie des réalités politiques), après un long mandat PDG-galoa, via Richard Auguste Onouviet, il sera difficile de faire la passe à une dame galoa du PDG, Madeleine Edmée Rogombé, épouse Berre, comme si la communauté PDGiste-galoa avait un titre foncier concernant la charge de député sur les bords de l’Ogooué. Il aurait été élégant, pour la hiérarchie de ce parti qui, on ne sait trop pour quelle raison, tenait à mettre le tenant du siège de côté, d’organiser entièrement l’alternance en investissant un militant d’un autre quartier et d’une autre communauté. D’ailleurs, il n’est pas rare d’entendre les radicaux d’Adouma vociférer : « Nous sommes déjà fatigués de porter les valises et d’arranger les chaises des mêmes familles pour une miche de pain alors que nous sortons des mêmes écoles. Pourquoi toujours les mêmes familles… ? ».
Ensuite, parlant de familles, pendant longtemps, le pouvoir à Lambaréné était détenu par Georges Rawiri. Pour la population de cette ville et même de l’ensemble de la province du Moyen-Ogooué, Joe-le-rapide est celui qui aurait freiné le développement aussi bien de la province, de la commune de Lambaréné que l’émulation des cadres. Les cadres fang gardent un mauvais souvenir de lui avec cette célèbre galéjade : « Si les Fang veulent faire de la politique et avoir des postes, qu’ils aillent chez eux à Ndjolé ». Cette phrase avait suscité une levée de boucliers dans la communauté fang de Lambaréné, notamment chez les notables et les intellectuels.
Rawiri précipité dans l’au-delà par les émergents lors du tristement célèbre « bouillon de onze heures », Rose-Francine Rogombé (mère de Madeleine Edmée Rogombé), lui succéda. Elle fut surnommée l’impératrice « Anti-Fang » à cause de sa haine morbide des membres de cette communauté. Suite à nos articles en la matière, elle fut contrainte, la mort dans l’âme, de nommer quelques faire-valoir fang à ses côtés… Marc Elie Biyoghe, notable fang de Lambaréné, avait fait l’amère expérience du mauvais cœur de l’ancienne présidente du Sénat. Anti précipitée, elle aussi, dans l’au-delà, dit-on par une coupe de champagne empoisonnée des émergents, voilà que le PDG impose aux populations de Lambaréné la bouille de la propre fille de Rose-Francine Rogombé. Est-ce à dire que Lambaréné appartient à une seule communauté et à une même famille ? La population électorale du premier arrondissement de cette ville a ici la responsabilité et la raison de tout faire pour mettre un frein à cette logique. Dans une ville cosmopolite comme Lambaréné, les postes politiques doivent être rotatifs pour la cohésion et la paix sociale. Plus question qu’une seule communauté s’accapare des postes juteux alors que les autres, et parfois les plus nombreuses, servent uniquement de bétail électoral et de vivier à suppléants. Il n’est pas bon que certaines communautés confisquent les postes clés alors que les autres doivent occuper des postes subalternes. La démocratie, que nous appelons de tous nos vœux et que le PDG qui se dit pourtant « parti démocratique » nous refuse, est la dictature du plus grand nombre. Nous avons la lourde responsabilité de la lui imposer. Prenez l’argent, c’est celui que le PDG nous vole. Buvez le vin, il est acheté avec notre argent, et, en plus, la Bible dit qu’il « réjouit le cœur de l’homme », mais votez contre le candidat du parti de la main ensanglantée qui tue les nôtres via les crimes rituels et les massacres électoraux.

 

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