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Rentrée des classes 2019-2020/La DGCC et les prix des manuels scolaires : Une initiative salutaire, mais insuffisante

Alors que la rentrée des classes est officiellement annoncée pour ce lundi 30 septembre 2019 et que des centaines de parents d’élèves se ruent sur les commerces afin de constituer les trousseaux scolaires de leurs enfants à des prix les plus avantageux possibles, la direction générale de la consommation et de la concurrence (DGCC), à travers un communiqué publié mardi dernier, tente de venir au secours de ces compatriotes en plafonnant le prix des ouvrages scolaires. Est-ce vraiment suffisant pour sortir les Gabonais de l’angoisse qui les habite à chaque rentrée des classes ?

Entre les listes des fournitures scolaires exigés par les établissements d’enseignement primaire et secondaire qui, chaque année, s’allongent un peu plus et le pouvoir d’achat des Gabonais qui s’amenuise du fait de la crise économique et son corollaire d’effets néfastes, le ministère de l’Économie, par le biais de sa direction générale de la concurrence et de la consommation (DGCC) a dû dire son mot. En effet, la DGCC, dans une information rendue publique le 24 septembre 2019 dernier, a lancé « l’opération de surveillance des prix de vente publique des manuels scolaires à Libreville, Owendo et Akanda ». Il s’agit, plus exactement, d’homologuer le prix des manuels scolaires, de vérifier l’affichage des barèmes homologués dans chaque lieu de vente et l’affichage obligatoire des prix sur chaque manuel ainsi que le respect des prix homologués par les opérateurs concernés.
Cette initiative du ministère de l’Economie qui va dans le sens de soulager vraisemblablement les bourses déjà très affectées des populations gabonaises devrait être accueillie avec joie et bonheur en cette période sensible de rentrée de classes. Pourtant, certains compatriotes émettent des réserves quant à l’efficacité de cette mesure tant dans le sens de maintenir stables les prix des manuels scolaires en question que dans la volonté d’assouplir les coûts des trousseaux scolaires. Pour monsieur F. Nzamba, parent d’élèves rencontré au marché de Nzeng-Ayong, dans le 6ème arrondissement de Libreville, « pourquoi restreindre cette mesure aux seules communes d’Akanda, Libreville et Owendo alors la DGCC a des inspections à l’intérieur du pays ? Pour des commerçants véreux, à la recherche du meilleur profit possible, il leur suffira d’aller écouler leurs marchandises à prix forts à Ntoum, Lambaréné ou à Port-Gentil, par exemple, et créer ainsi la pénurie de ces manuels scolaires à la capitale et, peut-être, finalement une inflation… ».
Pour Madame C. Bekale, mère de famille, « c’est plus la destruction des librairies à ciel ouvert de l’ancienne gare routière, par exemple, qui nous cause plus de soucis à nous, les tuteurs de plusieurs élèves. Ces endroits nous permettaient d’échanger des livres à moindre coût, une fois que l’enfant était passé en classe supérieure et qu’il n’en avait plus besoin. Donc, si l’Etat veut aider les Gabonais, surtout ceux qui ont des revenus modestes, il doit emménager des sites et caser ces librairies qui soulagent véritablement les compatriotes dans leur majorité ».
Au moment où la crise économique frappe les Gabonais de plein fouet, les dirigeants devraient multiplier des initiatives, à l’instar de celle de la DGCC, qui vont dans le sens de soulager les compatriotes. Chaque commune de notre pays pourrait, par exemple, créer une librairie municipale qui pourrait racheter les manuels scolaires jugés inutiles par les parents d’élèves, puis les échanger à modique prix.

 

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