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Affaire Marie Angela Thompson et le Village Mboka a Nzambe : Les villageois demandent la libération d’Adumangana !

Ayant appris la détention de M. Moutsinga Constant plus connu sous le nom d’Adumangana, tradi-praticien et président de l’ONG Ebota a Maghanga, le mercredi 01 Aout 2018 à la prison centrale de Libreville, la communauté du village universel Mboka A  Nzambe a décidé de sortir de l’ombre afin d’apporter la lumière sur cette affaire puis de dénoncer ce qui leur apparait comme une injustice.

Une semaine après avoir retrouvé l’américaine Marie Angela Thompson arrivée en visite touristique au village universel Mboka A Nzambe situé à Kango sur la route des Monts de Cristal  le jeudi 19 juillet 2018, le propriétaire de ce village a été enfermé  dans la nuit du mercredi 01er août.  Un fait que les habitants de ce village ne comprennent pas. Mlle Dighembou Karen, habitante dudit village, relatant  les faits, indique : « Marie Angela Thompson est arrivée dans notre village  le jeudi 19 juillet 2018, conduite par Guillermo Casnovas afin d’assister à une cérémonie de bwiti qui a eu lieu dans la soirée et durant laquelle tous les touristes et les autres personnes présentent ont volontairement consommé de l’iboga et aucun effet nuisible n’a été constaté après consommation. Alors que tous les touristes étaient sensés repartir dans la journée du vendredi 20 juillet 2018, Marie Angela Thompson  décide, de rester un jour de plus car de ses propres dires, elle aurait apprécié le village. Dans la matinée du samedi 21 juillet,  Marie Angela Thompson  pique une crise semblable à des troubles psychiatriques et se met en colère contre M. Moutsinga Constant. Toute la communauté tenta de l’arrêter et l’empêcher de fuguer afin que Guillermo Casnonvas vienne s’enquérir de la situation. Apres l’avoir maitrisé, elle est conduite dans sa tente et surveiller pars des jeunes de la sécurité.

Cependant, personne n’avait remarqué que sa tente avait une entrée et une sortie. Elle a donc trompé la vigilance de la sécurité en s’enfuyant  par le côté arrière de sa tente. Nous avons essayé de la retrouver mais en vain. Nous avons essayé de joindre M. Guillermo Casnovas mais ce dernier était indisponible. Suite a cela, une déclaration de disparition est faite à la brigade de Kango. Elle a finalement été retrouvée vivante, en pleine forêt, dans l’après-midi  du mardi 24 juillet 2018, par les villageois et les agents des parcs nationaux. Aux dernières nouvelles, cette dernière serait en bonne santé au niveau de la Sablière, tandis que le Président de l’ONG Ebota A Maghanga  a été déféré mercredi dernier à la prison centrale de Libreville et est accusé d’administration de substances nuisible », avant d’ajouter : «   Depuis quand l’Iboga qui fait pourtant la fierté de notre pays est-elle une plante nuisible ? »

Notons par ailleurs que Mme Marie Angela Thompson ne serait pas étrangère à la plante Iboga.  Elle se serait faite initiée au rite traditionnel gabonais appelé Ombudi, dans le canton Dibois. Pour les habitants du village qui vivaient « paisiblement » avant l’arrivée de cette dernière en leur terre, cette situation qui paralyse leurs différentes activités apparait comme une « machination » contre M. Adumangana.

A cet effet, Romance, membre de cette communauté,  souligne : « Nous ne comprenons pas pourquoi  Adumangana se retrouve derrière les barreaux. Pour avoir accepté que des touristes viennent dans son village admirer la beauté de notre culture ? Que vont devenir toutes ses familles qui comptent sur lui ? Que vont devenir ses patients ? Nous n’avons séquestré personnes et tous ceux qui nous visitent, savent que nous ne forçons personne à faire quoique ce soit. Nous demandons l’aide de l’ensemble des tradi-praticiens du Gabon, du Ministère en charge de la Culture ainsi que du Ministère de la Santé. Nous demandons que le la véritable justice soit appliquée »

Pour l’heure, la communauté de Mboka a Nzambe ne décolère pas et a décidé de se battre jusqu’au bout pour la libération d’Adumangana et appellent au respect de la culture gabonaise ainsi que de la fonction de tradi-praticien dont l’objectif  premier est de sauver des vies.

 

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